vendredi 13 mars 2009

Message subliminal.

Station République - Paris - vendredi 13 mars 2009.

Monde alternatif #2.

D'un pas presque hésitant, un vieil homme s'avance dans la salle de presse presque déserte précédé par quelques cerbères en oreillettes. Les sept journalistes présents se lèvent presque étonnés de le voir si tôt. Il n'est que 20 heures. Etrange de voir un candidat faire un point presse alors que de nombreux Etats n'ont pas encore été dépouillés, pensent ces chroniqueurs politiques, avant de s'asseoir. Rapidement, l'homme prend la parole.

"Bonsoir messieurs. Tout d'abord, permettez-moi de vous remercier d'avoir pris la peine de rester ici. Vous ne le savez peut-être pas encore, mais je vous apporte une nouvelle que l'on pourrait qualifier de scoop. Bien sûr, rien n'est encore vraiment certain à 100%, mais je viens d'être élu à la Présidence. Contre toute attente et contre les sondages que vous avez commandé, régulièrement, dans vos médias... Quoiqu'il en soit, la nouvelle sera officielle dans moins de deux heures. Je tenais, par cette courte conférence de presse, à vous remercier pour votre fidélité et votre constance.
Nous nous reverrons tout à l'heure, pour mon discours de victoire. Je compte sur vous pour garder cette entrevue secrète. Merci."

A peine le candidat a-t-il tourné les talons que les journalistes se regardent. Interloqués et interdits. Malgré des années passées en service politique, c'est à n'y rien comprendre. D'où tient-il ses informations? Comment peut-il gagner alors que l'on attend encore les résultats d'une dizaine d'Etats? Et pourquoi communiquer ainsi, sous embargo, sous le signe du secret?

Mardi 4 novembre 2008, 20 heures 02, le mystère Mc Cain vient de commencer.

jeudi 12 mars 2009

Monde alternatif #1.

La nouvelle vient d'être crachée sur le fil de l'Agence presse France (APF). L'ensemble de la rédaction, pourtant presque endrormie, est médusé. Les sondages ont encore eu tout faux. Je quitte mon bureau, abasourdi. Demain sera un autre jour.

Il est déjà 04 heures 30...

lundi 9 mars 2009

Tirer sa crampe.

samedi 7 mars 2009

Lettre de l'enfer #3.

"Ainsi, n'arrêteras-tu jamais !

Le temps passant, je m'étais convaincu que tu avais arrêté ton périple et rebroussé chemin. Il n'en est rien. Malheureusement. J'aurais dû prendre garde et me méfier. Car, je te voyais, chaque jour, arpenter les routes qui mènent vers cet endroit où je demeure depuis quelques mois, déjà. Je m'étais résigné à imaginer ta présence tel le mirage de l'oasis. Pour me rassurer peut-être. Pourtant, c'était vraiment toi. Toi sur cette route tantôt glissante, tantôt ardue. Toujours plongée entre pénombre et obscurité. Alors pourquoi avoir quitté cet ailleurs que tu savais lumineux pour venir jusque cet "ici" dont tu ignores tout et qui est à des années lumières de ce que tu peux bien imaginer ? Cette question reste pour le moins énigmatique.

Sache que je n'ai rien oublié de nos rires, de nos peines et de ce qui nous réunissait. Bien qu'étant à mon aise ici, je me rappelle, de temps à autres, ces veillées que nous partagions. Au bord de ce lac que nous aimions sans trop savoir pourquoi. Auprès de cette voie ferrée abandonnée mais chargée d'histoires. Tous ces lieux résonnent en moi, quelquefois. Soubresauts qu'ils sont de ce passé que je tente d'occulter. Pour mieux aller et avancer.
Finalement, nous cheminons chacun à même allure. Cependant, je reste persuadé que tu ne pourras jamais me rejoindre.

Je continue de te voir sans que tu ne puisses seulement m'apercevoir. Voici le drame de ton existence, à présent.

Pardonne-moi d'être ainsi avec toi."

dimanche 15 février 2009

Ailleurs #3.

"Je garde le cap. Voici les derniers mots que je t'ai adressé, il y a maintenant près de quatre mois. Depuis lors, je n'ai cessé de cheminer vers toi. Aller te chercher a été le moteur de ces semaines et ces jours passés. Et pourtant, je me sens si loin de toi. Trop loin de ce monde que tu me décris et où tu vis. Combien de fois m'est-il arrivé, au cours de ces pérégrinations, de me sentir proche du but. Toucher l'obscure porte menant vers toi. Mirage, éternel mirage de la recherche. J'ai été, de nombreuses fois, déçu de ne pas toucher au but.

C'est ainsi, quoiqu'il en soit. Je te sais loin, et paisible. En apparence, cependant. J'en reste persuadé.
Je continue la route, voici pourquoi je suis bref, ce soir.

Attend moi."

mardi 20 janvier 2009

Obama Day.

Enfin, le changement est en route! Premier jour du 44e président des Etats-Unis d'Amérique. Barack Hussein Obama.

Bush 2. Dernière!

Voici la page d'accueil du site de la Maison Blanche, en ce dernière jour de l'ère Bush. Vivement la mise à jour après l'investiture de Barack Obama!

Let's rock!

lundi 17 novembre 2008

La citation du week-end.

"J'ai honte pour le Parti socialiste".

Cette saillie est signée François Hollande suite à l'échec du congrès de Reims. Comment ne pas être d'accord avec lui...

mardi 11 novembre 2008

Rêver, d'abord. Changer, enfin.

C'était un long voyage. Presque sans encombre. Presque sans pépin. Un voyage qui nous a tenu en haleine durant plus d'une année. C'est à la fois long, et à la fois court. Au terme de ce voyage, un événement, avec l'Histoire en ligne de mire. Cette histoire avec une grand "H" et de grandes aspirations.

Le vote du mardi 4 novembre 2008, à travers les cinquante Etats des Etats-Unis d'Amérique et bien au-delà, a changé les choses. Ainsi aspirait Barack Obama, et ce, depuis le début de la campagne des primaires démocrates. Et depuis le tout début de sa carrière politique.

A 47 ans, le sénateur démocrate de l'Illinois devient le 44e président de la première puissance mondiale. Car, cette grande nation, mardi dernier, a voulu se donner un nouveau visage, une nouvelle image et montrer, une fois encore, qu'elle pouvait être le moteur de la nouveauté, et rester à l'avant-garde de l'histoire du monde.

Mardi 4 novembre dernier, une nouvelle page s'est écrite. Entre attentes -elles sont multiples en fait-, espoirs et avenir. Obama a fait entrer le monde dans le 21e siècle. C'est ainsi.

Sous peu, sur les tablettes d'écoliers, on écrira Liberté, et puis, juste à côté, non pas que ce siècle avait huit ans, mais une heure, un jour. Une semaine.
Car, c'était il y a une semaine. En si peu de jours, nos cousins des Etats-Unis, bien souvent moqués et détestés, ont montré qu'on pouvait changer. Par un vote. Franc et fort. Fort et franc. Et ô combien porteur de sens.

Barack Obama a rendu fier ses concitoyens. Le monde lui en est aujourd'hui reconnaissant.

L'ère de tous les possibles s'ouvre aujourd'hui. Vivement!