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mercredi 14 novembre 2012

Lettre à Dada.



Mon David,

hier encore, je voulais écrire l'ultime billet de ce blog et l'adresser à Dieu. Comme pour clore de la meilleure manière cette aventure commencée il y a quelques années maintenant. 
Et puis, hier soir ou aujourd'hui au petit matin, j'ai pensé à toi. A toi qui ne quittes aucune de mes pensées et à toi qui m'accompagnes partout où je vais. Cet alter-ego que j'affectionne et que j'aime au plus profond de mon être. Cet "autre moi" qui n'est pas tout à fait vraiment moi (Dieu merci) mais qui n'est pas cet étranger que l'on redoute et chasse.

Ainsi, oui, j'ai pensé t'écrire pour tourner cette page. Je t'en ai parlé, il y a quelques jours. De cette lassitude d'écrire ici, de ce quasi dégoût de revenir dans ce fouillis qui constitue un amalgame de pages initiées en 2008 ; une éternité. Et pourtant, j'ai presque l'impression que c'était hier.

Me voici donc à t'écrire sur "I go to sleep" de Sia. En boucle. Je voulais une musique douce à mon coeur et à mon esprit. La voici, après cette valse hésitation avec "Pour me comprendre" et "God only knows".

Que te dire que tu ne sais déjà, d'ailleurs ? Toi qui lis en moi comme dans un livre ouvert. Toi qui sais tout de mon âme et de mes aspirations. Toi qui partages ma vie. Et me supportes.

Je sais. Reçois ces quelques mots comme témoignage de toute ma gratitude. Car, je sais le sacerdoce que tu vis et qui est le tien depuis quelques jours (voire depuis le 23 mars). Je sais aussi les doutes et l'agacement ; pour une fois, je n'y suis pour rien (Dieu merci). 

Tu le sais, David, je suis parfois souvent gauche. Tu sais également que je préfère aussi les mots aux attitudes. Car, eux, je peux les maîtriser et leur donner la puissance que je n'arrive, malheureusement, pas à mettre en œuvre dans la troisième dimension.

Ce soir, je sais que je veux te rendre heureux. Et être auprès de toi comme dans cette chanson intitulée "Toi et moi contre le monde entier". Non, ne souris pas. Ne te moque pas. Même si l'interprète peut prêter à rire, les paroles sont fortes et veulent dire bien des choses... Si, si.

Ce soir, un peu plus que les autres soirs, je sais l'importance que tu as dans ma vie ; et réciproquement. Sache que je suis là. Même éloigné, j'habiterai toujours cette petite flamme coincée dans la dernière de tes pensées. Aussi sûrement que le battement de mon poing fermé contre mon cœur. Aussi sûrement que je marcherai sur Terre.

Avant de te quitter, et comme je t'ai promis une transparence totale, je dois t'avouer que j'ai un peu menti. Un mensonge de rien du tout. Oui, depuis tout à l'heure, depuis de longues minutes, j'écoute autre chose que Sia. Plusieurs chansons et chants sont venus dans mes oreilles pour rejoindre cet esprit que je souhaite fécond : Cloclo, Arcade Fire et Bach, maintenant. 

Je ne pouvais pas partir sans te dire que je pourrais me crever les tympans avec Bach. De joie et d'Amour. Le seul, le véritable, le grand Amour. Celui que je porte à ses Suites pour orchestre et cette troisième du nom qui a une importance folle pour moi. Aussi est-il normal que je la partage avec toi, ce soir. Au bord des larmes ; comme toujours. Et comme à chaque fois que je l'écoute. 

Les oreilles joyeuses, la tête lourde et les yeux embués, voici mes derniers mots. Ici. Je continuerai ailleurs, très certainement...

Dieu que c'est dur d'écrire le mot "Fin", même sur un simple blog de rien du tout...

Pourtant, il faut y aller. Alors...

Je t'aime, mon David. 
Reviens-moi vite.
Ton Simon.

(Fin)

mardi 8 mai 2012

Lettre à François H.

Bien cher François,

J'espère que tu ne m'en voudras pas, mais le temps d'un instant, je vais m'octroyer le droit de mettre de côté les convenances et autres formes protocolaires. 

Première audace de ma part, te tutoyer. Car, au plus profond de mon être, je suis un Socialiste ; certes pas militant, mais croyant au-delà des épreuves et des tempêtes traversées. Issu de la génération du 21-Avril, je n'ai eu de cesse, depuis lors, de croire. Croire que le retour de la Gauche était possible et finirait bien par arriver un de ces jours. Aujourd'hui, alors que les Français dans leur majorité absolue t'ont accordé leurs suffrages, tu vas succéder (le 15 mai prochain très officiellement) à Nicolas Sarkozy et remettre la Gauche au pouvoir après 17 ans d'absence. Un moment de cette portée historique justifie bien quelques audaces...

Deuxième audace, te dire tout le bien que je pense de toi (sans passer pour un flagorneur). Du bien à ton endroit, j'en aurai des lignes et des lignes à écrire. Car, pour moi tu es l'incarnation de l'homme politique dans tout ce qu'il a de plus noble. Beaucoup ont raillé ta mollesse, ton manque d'engagement pour les prises de décisions et tant de lieux-communs. De mon côté, j'ai toujours pris le contre-pied. Je n'ai eu de cesse d'aller contre tous ceux qui te traitaient de "Flanby" et autres noms d'oiseaux, et ce aussi sûrement que je m'attaquais à ceux qui appelaient le Président sortant "Le nain". Comme tu montrais la direction du respect, il était normal pour moi de cheminer dans tes pas. Modestement, à mon niveau. Donc, oui, clairement, j'ai cette image quasi pieuse de toi.

Troisième audace, te mettre en garde. En garde contre le futur qui vient. Les temps qui s'annoncent ne prêtent guère à l'optimisme tant la crise que nous traversons est profonde. M'est-il permis de te demander de tenir bon, d'être fort et courageux dans la bataille. Vaillant aussi. Je sais que tu portes le Changement que tu appelais avec tes tripes lorsque tu es entré en campagne en mars 2011 pour briguer l'investiture socialiste et pouvoir te présenter devant l'ensemble des Français. J'ai la faiblesse de penser que, quoiqu'il arrive, tu ne varieras pas et continueras d'avoir le Changement chevillé au corps. Comme un leitmotiv. Parce qu'au fond, tu es ce que l'on peut appeler un homme bon. Un homme de Bien. Tu sais également ce que la France attend de toi. Cette France que tu as au cœur ; aussi sûrement que je porte haut cette rose qui a enfin vu ses pétales se déployer de nouveau, ce dimanche 6 mai 2012.

Je souhaiterai conclure cette missive sur ce moment partagé avec un Ami lors de la soirée du 6 mai dernier. Alors qu'avec mon frère nous nous rendions à la salle des fêtes de ma petite commune girondine pour y voir les résultats de l'ensemble des bureaux de vote locaux, j'ai reçu l'appel de ce fameux Ami. Lui à New York, moi ici, et Nostalgie à la radio. En décrochant, je lui ai à peu près tenu ce discours "C'est bon, on a gagné..." avant de fondre en larmes. Ces larmes avaient le goût sucré de la joie tant le moment était désiré et l'appel inattendu. Aussitôt, je me suis mis à penser à la France et à la chance qui se présentait à nous. Cette chance de voir les choses changer. Maintenant.


Mon cher François, avant de partir, reçois l'assurance de mon total soutien pour mettre en œuvre ce changement. Du mieux possible. Maintenant et demain !

Signé : Un enfant du 6-Mai.




mercredi 2 mai 2012

Lettre à Eric Charden.

Bien cher Eric,

dimanche, alors que j'écoutais tranquillement affalé dans mon canapé une énième fois ton tube interplanétaire "Made in Normandy", une alerte est venue troubler ce grand moment de musicalité qui était porté à mes oreilles. 
En effet, ce 29 avril 2012, tu venais de casser ta pipe suite à une longue maladie. Un fichu et sale cancer quoi ; je n'ai jamais compris cette espèce de fausse pudeur qu'on a lorsqu'il s'agit de nommer la cause d'un décès... Mais passons, là n'est pas le sujet...
J'écoutais donc "Made in Normandy" lorsque la mauvaise nouvelle est arrivée. Aussitôt, je me suis presque dit "Ouais bon, ben, on s'en fout quoi... Vu le niveau des 'tubes' écrits et chantés avec cette 'mamie tartine' de Stone...
Et puis, je me suis vraiment dit qu'il devait bien y avoir autre chose derrière cette superficialité de façade.
Je me suis alors rappelé "Le monde est gris, le monde est bleu" et aussi ces compositions qui ont rythmé mon (nos) enfance(s) : les génériques d'Albator. Rien que pour cela, une once de respect t'est due... Sans compter que je frissonne à chaque brève introduction de ce "Made in Normandie" que j'aime -malgré tout- beaucoup... Malgré même le côté comique troupier de bas étage de ta compère qui en faisait des caisses...

Avant de te quitter, une dernière fois, je souhaiterai te remercier pour cette interprétation de cette "Chanson sur ma drôle de vie" lors d'un "Vivement dimanche". Tu y apparaissais facétieux et rieur, un certain dimanche 22 avril 2012, soit une semaine avant la fin.

Sur ce, je te laisse ; cette année, l'été devrait être un poil moins chaud. Dans les tshirts, dans les maillots...

Un fan un peu honteux.



dimanche 12 février 2012

Lettre à Whitney Houston.

Ma très chère Whitney,

ce matin, en me levant tôt, plusieurs voyants étaient au rouge. Tu venais de perdre pied, à 48 ans, dans ce monde qui t'avait consacrée.
Dès l'alerte lue, relue et digérée, je me suis précipité ; tous mes amis n'avaient de cesse de pleurer la diva disparue. Car, tous, un jour ou l'autre, ont dansé et emballé sur "I will always love you" ; cette chanson de la bande originale de "Bodyguard' qui  a fait le succès de ce film somme toute moyen... Mais revenons à nos moutons. 
Ainsi, durant le week-end, le coroner de Beverly Hills a eu la lourde tâche de venir procéder aux constations flanqué des gars du LAPD. Que s'est-il passé, bon dieu ? Quelle idée de mourir un samedi en Californie ! Les premiers éléments recueillis laissent penser à une noyade quand d'autres évoquent un gavage aux médocs. Je ne te parle pas des mauvais esprits se lançant sur la piste de la poudreuse... Pour ces derniers, c'est sûr, Houston, y a un problème!

Je te le demande, peut-on, au lendemain de ton départ, rire de tout cela ? On sait que tu étais une grande artiste, mais peu encline à la facétie. Les archives nous rappellent ce face à face alors que tu étais toute minette avec Gainsbarre et son sublime "I want to fuck you"! Drucker, gêné aux entournures, avait tenté un "Non, non, il dit qu'il vous trouve très belle !" "Euh non, j'ai dit que je voulais la baiser...", avait répondu l'autre. La classe américaine ! Ce face-à-face a dû te laisser une sacrée image de la France. Mais, depuis, tu y es devenue une vraie icône, aimée et adulée.

Ce soir, certains pleurent la star et la diva éternelle. Quant à moi, la nouvelle de ton départ ne m'émeut pas plus que cela. Surtout depuis que j'ai appris que tu avais repris Dolly Parton qui a été la première à chanter "I will always love you". Et crois-moi, elle envoyait plus que toi. On y entend toute l'Histoire d'un monde entre guerre et paix. C'était en 1973/1974... Mais va, je te pardonne. Parce que moi aussi, I will always... etc. Etc.

La bise au King of Pop !
Signé : un fan de Cher.

samedi 25 juin 2011

Lettre à Mme Columbo.

Chère M'dame,


un télégramme vient de m'être apporté par un officier de police de la brigade criminelle. 

Oui, cela concerne votre mari, et j'ai bien peur que cela soit une mauvaise nouvelle. Vous imaginez bien qu'on ne réveille pas le chef de la police de Los Angeles à plus de 23 heures pour rien. 
De ce que j'en ai compris, votre mari, le lieutenant Frank Columbo (ou Bob pour certains de ses camarades de la Crim'), a eu un accident avec sa vieille Peugeot 403. Un problème de pneumatiques et de freinage, me dit-on...

S'il est mort sur le coup, me demandez-vous ? Je ne sais pas... mais attendez, je regarde de plus près le télégramme (je le découvre presque en même temps que vous...).

Hummm, voyons voir... "V.L. conduit par officier de police Frank COLUMBO, a fait une sortie de route sur Holywook Bd, ce jeudi 23 juin...

Voici ce que dit le rapport de police m'dame, mais un agent du coroner m'a rapporté que lorsqu'il était arrivé sur les lieux, son cigare fumait encore... Ah oui, je vous prie de m'excuser pour ce détail, mais que voulez-vous m'dame Columbo, lorsqu'on fait de la police judiciaire ou criminelle, tout est affaire de détails, voyez. Remarquez, vous devez bien le savoir. Car, Frank parlait beaucoup de vous à la Criminelle. Cela vous étonne ?
Puis-je, même si vous êtes touchée par une peine immense, vous confier une anecdote le concernant? Oui ? Bien...

Eh bien, chère m'dame Columbo, je dois vous dire que lors de chacune de ses enquêtes, Frank n'arrêtait pas de parler de vous. C'est étrange, mais il semble bien que vous étiez sa source, que dis-je, sa muse ! Une sorte de Dr Watson agissant sans être là, si ce n'est dans son cœur et ses pensées. Oh oui m'dame, il ne cessait d'en revenir à vous. "Ma femme ceci, ma femme cela..." Et toujours, grâce à vos interventions quasi-divines, il arrivait à démêler le vrai du faux ; étrange, n'est-il pas ?

Que vous dire de plus, chère m'dame Columbo, si ce n'est que toutes nos pensées vous sont destinées, ainsi que nos prières. Toute la Crim' et la police de Los Angeles sont en deuil, ce soir. Même si j'ai manqué, quelque peu, de tact en venant si brusquement vous réveiller, sachez que nous sommes là et resterons fidèles à cette haute idée qu'il se faisait de la Police : protéger et servir.

M'dame, croyez bien en notre plus profonde sympathie. Et comme dirait ma femme, "c'est triste, mais Los Angeles reste une ville fatale."

mercredi 15 juin 2011

Lettre au député Christian Vanneste.

Monsieur le député,

le mardi 14 juin dernier, vous avez pris part au vote de la proposition de loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Bien évidemment, vous avez voté « contre », comme on pouvait s'y attendre, et comme 268 autres élus du groupe UMP, du reste. Jusque là, rien de bien étonnant ; chaque élu votant en son âme et conscience et selon ses convictions. Je respecte cela.

Cependant, suite à ce scrutin, je dois vous dire que j'ai été choqué (une fois de plus) par vos propos. Permettez-moi de reproduire quelques bribes de votre logorrhée. 

« Je ne vois pas en quoi l'Assemblée nationale doit s'intéresser à une aberration anthropologique. Il n'y a que deux sexes, les hommes et les femmes. Et la société doit assurer sa pérennité par le mariage des hommes et des femmes. Le reste, c'est une question de mode, liée à quelques lobbies qui ont manifestement beaucoup de pouvoir ».

Je ne voudrais pas verser dans l'explication de texte, mais quand même, prenons un peu de temps. La question initiale n'était pas de savoir s'il y avait un troisième sexe, ni d'élaborer une théorie religieuse de la question du mariage, mais bien de parler d'égalité des droits. Car, que je sache, les citoyens français doivent avoir les mêmes droits et devoirs (cela coule de source) quelle que soit leur orientation sexuelle.

« Ce n'est pas parce que quelques personnes ont des comportements, disons 'curieux', que forcément la société doit s'en préoccuper. (…) C'est du plaisir sexuel, c'est du divertissement, de l'affection. En quoi cela intéresse la société? La société s'intéresse au mariage dans la mesure où il est lié à la procréation dans la majeure partie des cas ».

En vous lisant, je suis bienheureux (sic) de voir l'image que vous avez des homosexuels. Cela ne m'étonne que guère, une fois de plus. Car, vous êtes connu pour vos prises de position quelque peu cavalières sur la question. J'en viendrais presque à croire que vous ne connaissez pas d'homosexuels.

Et pourtant. Et pourtant, il y a parmi ceux-ci certains de vos électeurs, vos médecins, vos soldats qui luttent pour les intérêts de la France en opérations extérieures, vos professeurs des écoles, et j'en passe... Que pensent-ils ces citoyens « curieux » de vos déclarations ? Je vais vous apporter un début de réponse, toute personnelle.

Eh bien, monsieur le député, je pense que vous ne faites pas honneur à votre fonction de représentant du Peuple. Je me dis aussi que vos propos sont d'un obscurantisme hallucinant.
Oui, monsieur le député je suis un de ces Français que vous représentez. Vous êtes mon élu et un sentiment de honte et de colère m'envahit à chacune de vos interventions en rapport avec l'homosexualité.

Une chose est sûre, monsieur Vanneste, vous n'êtes pas un héritier des Lumières. Ainsi, j'espère que vous n'occupez pas, dans l'hémicycle, la place d'un de ces députés qui fit, jadis, la grandeur de ce Palais.

mardi 14 juin 2011

Ode à Odeline.

Chère Odeline,

cet après-midi, j'ai reçu l'appel téléphonique d'un bon ami. Ce dernier me demandait d'aller urgemment et tout aussi prestement consulter mes courriels (d'aucuns apprécieront...). Comme cet ami est bon comme du bon pain, j'ai ouvert, derechef, une fenêtre vers le néant de l'Internet pour aller voir. Voici ce que j'ai pu y lire : 

" coucou
bon comme je suis timide et que je le connais pas, j'ose pas intervenir, mais tu peux dire à Mona Silva (l'identité a été changée, NDLR) qu'on écrit
autant pour moi et non pas au temps pour moi !!!! mairçi... ;-)
ça doit venir de "au temps emporte le vent" !!!! mouarf mouarf

Ps : tu auras bien entendu compris que "
mairçi" a été écrit volontairement avec une erreur!!"

Cet ami que j'estime m'a alors demandé de t'écrire une réponse, car, in fine, tu es dans le faux ma chère Odeline (là aussi le prénom a été changé), navré de te le dire publiquement. 

En effet, on écrit bien (et surtout) "au temps pour moi" et non "autant pour moi". Encore que cette dernière mouture soit tolérée, de nos jours, mais il y a bien souvent des Ô et débats sur la question. Cependant, en tant que puriste, je la refuse si ce n'est la réfute (non mais!). 
Pour te la faire courte, l'expression originelle vient du langage militaire (lire et regarder ici).
Elle a des manies ma nana...

J'espère t'avoir convaincue. 

Bien évidemment, je ne suis pas à l'abri de commettre quelque crime orthographique et c'est bien là mon moindre défaut. Nonobstant, étant un amoureux de notre langue, j'essaye d'être vigilant. Je te prie de croire que lorsqu'il m'arrive d'user (voire abuser) d'expressions surannées, je fais toujours en sorte que cela soit à bon escient et avec la bonne graphie, si ce n'est le bon temps.

Essaye donc de me piéger, et de me prendre au mot (laule), avec cette espèce d'usage du "Après que..." ou du "malgré que..." (sic!) ; on en reparlera. Mais évidement, ça c'est une autre histoire.

Allez sans rancune Odeline. 

Je dois filer, Eugénie vient de tomber de poney !


Signé : Un amoureux des mots.
P.S. : j'espère n'avoir fait aucune faute, sinon je te dis pas la honte !

jeudi 26 mai 2011

Lettre à Brigitte Barèges.

Madame le député,

j'ai lu, ce soir, dans "Libération" un extrait de vos propos sur le mariage homosexuel. Dits, selon vous, sur le ton de la plaisanterie. Propos que vous semblez vouloir retirer quand on lit votre communiqué de presse.

Madame, vous êtes mon élue car représentant l'ensemble des Français et non pas seulement ceux de votre circonscription du Tarn-et-Garonne. A cet effet, je puis vous dire que vos propos me choquent.

Ces propos, même déclamés sur le ton de la plaisanterie me heurtent à plus d'un titre.

1. Vous êtes une élue du Peuple et vous exercez de hautes fonctions au sein de notre belle République. Aussi, j'attends de mes représentants un peu de classe et de savoir-vivre (peu m'importe leur étiquette).
Que je sache, l'Assemblée nationale, où des Grands ont siégé avant vous (ne l'oubliez jamais!), n'est pas le "café du commerce"! Ainsi, ces propos de coin de zinc n'ont, à mes yeux, par leur place dans cette noble Maison. Maison, qui, quelque part, est un peu la mienne, du reste.

2. Vouloir se dédouaner en mentionnant que vos propos étaient en fait une facétie est un peu facile. Si l'on suit ce raisonnement, d'aucuns pourraient se vanter qu'ils ont telle ou telle opinion d'une minorité ethnique (par exemple) pour aussi sec dire "Ah oui, mais non, je disais cela pour rire, vous savez..." Objection madame le député ! Doublement objection !

3. Votre défense aujourd'hui c'est l'attaque et revient à dire, en substance, que la Gauche utilise vos propos, sortis de leur contexte, pour passer sous silence telle ou telle affaire. Une fois encore vous cédez à la facilité. Assumez bon sang !
Est-ce si difficile d'écrire ou de dire "Oui, j'ai commis une faute en m'exprimant mal et de manière obscène (si, si...). Je tiens à m'excuser auprès de l'ensemble des Français que je représente. Cela ne se reproduira plus." Fatalement, car vous êtes de Droite et la Gauche est la Gauche, il est de bon ton de taper sur l'adversaire pour alléger un peu sa peine. Une fois encore : Objection !

Madame le député, je tiens à vous dire que oui je reste choqué par vos déclarations. Quand bien même fussent-elles lancées lors d'un débat à huis-clos et entre parlementaires. C'est bien là le problème, au fond. Vous avez manqué de retenue, de savoir-vire (ensemble) et d'esprit d'analyse voire de finesse. Car, vous saviez que des élus d'opposition étaient présents et qu'ils seraient à l’affût d'une faute. Vous êtes tombée dedans. Nul !

Pour terminer, ne vous déplaise, jamais je ne m'adonnerai aux "joies" de la polygamie, ni à la fornication avec des animaux et encore moins à une union avec, car même si j'aime énormément les chats de mes parents, il ne faut pas pousser... J'espère ne pas trop vous décevoir.

Un Français qui se demande si on est vraiment en 2011.

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Crédit photo: D.R.

mardi 22 mars 2011

Lettre à Maître Capello.

Chèr mêtr,

ojourdui, gé apri ke vs etiiais mord. Sa ma fé tous biizard paske ma reum et mémé elle parlées bocou 2 vou, hièr encors. Fo dir k'ièrs javé ramenais 1 tro sal notte moisi en fransé, en dicté. 1 zhéro ou preske, alor forsemen, ma reum, èl a tro krizé. G pa tt trait bi1 conpri, paske mwa gpenses po ètr 1 bozo du fransé. Sen dkoné ! Dé foi jme di ke jsui 1conpri. Mé cé po le toppo g envi 2 dir.

Tt aleur, kan jsui rentrés, èl pleurées preske toute lé 2. Genr on auré cru ke mon daron été meurt ! Alor ke non, cé 2 vs kil sagi cè. G po treau perkutais, pr dir vré. G demandais pkio kelles pleurées. Ma reum, èle ma dite: "Tu noeud pourrê po con prendr ; c 1 aipok ki champ ge. Cé la faim, maime d1 aipok, maime" kellee a ajoutaiS. Jlai trouvais bi1 rajeuse sure le kou, ma reum. G tro osais ri1 dir. Paskelle ètè tristes ac sa darone, é ke sa ce fé po dajoutait a la paine.
Du kou jsui realler ds ma chanbre, pr parlait sur Msn ac mè cops. É jleures è raconteeR listoir. Ailes zont alucinées. Sa ma rasurées kels conprenes po non +. Paskau finale on vou coné po mètre Capello. Dèsolait pr vs é votr famiye.

Jdoigt vs laiçais, paske ci mé daron y voyent ke jècrie a 1 mord, y von ce posaient d kestions. Dèja ki croives (ou croiLLent, je cé jamè) ke jme drogues ac mé kopines...

Jvou sallut bi1 bat, mètr.

1 file de fanes a vou.
S.

P.S. 1 : mas reUm vi1 2 tokée a ma porte, en pleures, toujourt, pr mdir ke cé 1 pe mwa ki vs é açaçinait.

P.S. 2 : JconprEnd tougeour po pkoi... Cé lalu lé vieus souvan !

dimanche 13 mars 2011

Lettre à une amie japonaise.

Chère amie,

j'écoute en boucle "You are my sister" d'Anthony and the Johnsons depuis de longues minutes. Et depuis de longues minutes, j'ai envie de vous écrire quelques mots. Des mots tous simples, des mots emplis d'admiration et de respect. 

Votre île a été touchée, en fin de semaine, par un terrible tremblement de terre suivi d'un tsunami dévastateur et de nombreuses répliques sismiques.
Dès que cet événement a pu être filmé, nos télévisions et l'ensemble de nos médias ont relayé l'information. Nous avons été placés face au choc et à l'effroi. A la peur aussi. Sans parler de cette angoisse quand nous avons appris que vos centrales nucléaires risquaient de dévaster votre environnement et vous toucher encore plus durement que les attaques naturelles dont nous parlons depuis quelques jours.

Soudain, deux constats se sont imposés. Cruels et tellement vrais.

1. La Nature est impitoyable. On pourra toujours construire toutes les digues, tous les abris, toutes les infrastructures anti-sismiques possibles, celle-ci aura toujours le dessus. Les éléments sortiront toujours vainqueurs de cette lutte initiée par l'Homme et dont les efforts sont et resteront toujours vains. C'est peut-être la leçon de cette fin de semaine ; l'Homme n'est plus rien face au déchaînement des forces naturelles. Tout juste un vulgaire petit grain de sable... si vite balayé. Et anéanti. Déprimant, n'est-ce pas ?

2. Vendredi, votre peuple a été meurtri. Nous avons été les spectateurs de cette terre qui tremble, de ce monde qui s'effondre sous la pression aquatique... Et pourtant, vous êtes toujours debout. Votre force c'est la dignité dont vous faites preuve depuis le commencement de cette rude épreuve. Nulle part nous n'avons vu de scène de panique, d'habitants en proie à une panique noire. Rien. Une sorte de flegme et de retenue semble vous envelopper. Même au paroxysme de la terreur, vous semblez calme et maître de vous. Et si, au final, c'était cela votre force. Celle de ne pas paniquer quelle que soit la situation, car vous avez conscience de la position qui est la votre dans l'ordre des choses. Vous connaissez votre force, mais aussi vos faiblesses ; et le fait que vous n'êtes rien quand la Nature en a décidé autrement. C'est là tout le témoignage de votre humanité que l'on voudrait universelle, pour le coup.

Ce soir, et pour quelques jours encore, nous parlons de vous. Les esprits sont accaparés par ces craintes de voir vos centrales nucléaires céder. On se dit que nous pourrions être à votre place et cette empathie nous fait nous sentir étrangement proches de vous. Car, nous sommes dans le même bateau. Et parce que nous avons conscience de notre petitesse dans le monde. Enfin, quand je dis "nous", j'entends "quelques uns" parmi nous. Cette épreuve que vous endurez doit nous amener à réfléchir encore et encore, sans relâche. Ce n'est pas d'un Grenelle de l'Environnement dont nous avons besoin aujourd'hui ; mais bien d'un changement radical. C'est un monde avec beaucoup moins de cynisme qu'il nous faut. Un monde clairement plus humaniste et plus respectueux. 
Mais, cela ne se fera pas en une journée. Il faudra encore de nombreuses épreuves pour que ceux qui comptent dans le destin du monde en prennent conscience. Aujourd'hui, nous ne sommes que quelques uns à être prêts et en mesure de... En fais-je partie, du reste ?

Ne vous y trompez pas, chère amie, cette lettre est bien une lettre d'espoir. Car, le monde changera bien, un jour ou l'autre. Attendons...

Bien fraternellement à vous.
Un humaniste qui a perdu encore un peu plus du cynisme qui lui restait, vendredi dernier.

lundi 28 février 2011

Lettre à Annie Girardot.

Annie,

à l'heure avancée de cette soirée d'où je vous écris, Barbara chante "Pierre". En voici une bien belle chanson pour accompagner ces mots que je vous réserve. "Il pleut... et j'entends le clapotis du passé qui se remplit... Oh mon Dieu que c'est joli la pluie...", geint-elle. Ces paroles, ce soir, on les croirait écrites tout spécialement pour vous. Et pourtant, c'était il y a tellement longtemps, mais passons, ce n'est pas le sujet qui nous intéresse aujourd'hui.

Ainsi, chère Annie, la maladie vous a emportée, ce lundi 28 février 2011. Alzheimer vous a embrassée pour mieux vous faire perdre pieds. On vous savait malade depuis quelques années déjà, car dès les prémices de ce mal qui vous rongeait vous vous étiez rapidement exprimée sur le sujet. En témoin fébrile de cette mémoire qui flanche et s'en va pour ne plus jamais revenir. Et mieux faire la nuit sur votre existence. Comme sur celle de ces femmes et ces hommes atteints par cette même affection. 
Annie, je sais ce que vous avez vécu. En effet, par plusieurs fois, il m'a été donné de partager le quotidien de ces malades. Et à chaque fois, une sorte de malaise m'a envahi au plus profond de mon être. Car, on se découvre alors témoin impuissant d'une histoire qui s'efface et de tant de lignes gommées... Qu'il est dur d'assister à un naufrage et de rester au loin, en simple observateur ou de ne pouvoir retenir cette gomme glissant sur quelques mots d'abord, puis sur des pans entiers de vie, ensuite. Petit à petit, le noir se fait ; lente descente aux enfers où l'oubli est roi et où il nous est impossible de faire barrage.

Ce soir, que pleure-t-on au juste ? La comédienne qui s'est en allée ou la femme emportée par Alzheimer ?  Pour tout vous dire, je n'ai pas tellement de souvenirs de vous, si ce n'est quelques bribes et la mémoire de votre voix éraillée. Voire de votre chevelure que je me rappelle rousse (?). La famille du cinéma hexagonal, quant à elle, a meilleure mémoire et vous regrette. Parce que vous étiez une Gueule, parce que vous aviez une gouaille et une fraîcheur inoubliable. Et parce que vous faisiez partie de notre environnement à tous ; comme un membre de la famille en somme. Voici pourquoi tant de gens sont émus, ce soir.

"Partir, c'est mourir un peu", écrivait Alphonse Allais. On pourrait le reprendre en ajoutant: "Oublier, c'est mourir beaucoup".

Je vous embrasse, chère Annie.
Avec mon meilleur, et indélébile, souvenir.

Un cynique un peu gêné.

dimanche 27 février 2011

Lettre à André Dussollier.

Très cher André,

c'est avec émotion que je vous écris, ce soir. Après vous avoir vu assis sur le divan rouge de chez Drucker. Et un peu plus d'une semaine après vous avoir admiré en ambassadeur suédois dans la pièce "Diplomatie", aux côtés de l'excellent Niels Arestrup (ne l'oublions pas!). Au moment de vous écrire, une sonate au clair de Lune expire.

Cela faisait une éternité que je voulais vous adresser ces mots, même si je sais qu'ils ne parviendront jamais jusqu'à vous. Mais qu'importe, c'était pour moi une sorte de devoir moral. Parce que, de mon point de vue, vous êtes le meilleur. Le meilleur acteur... que dis-je, le meilleur comédien français! Vous êtes aussi l'une des plus belles voix masculines qu'il m'ait été donnée d'écouter depuis que je suis de ce monde.
Vous l'aurez compris, pour ainsi dire, je vous voue un véritable culte. A chacune de vos apparitions, je tombe, littéralement, en pâmoison. Je vois en vous un Monsieur, un être formidable... Et pourtant, je ne vous connais pas réellement. Je n'ai de vous que cette image perçue de vos films ou lors de vos apparitions au théâtre. Mais au final, l'amour ça ne s'explique pas. Car, c'est bien de cela qu'il s'agit. Oui, André, je vous aime. Parce que vous me transportez ; pour moi, cela est bien suffisant.

Tout à l'heure, en vous regardant sur France 2, j'ai fermé les yeux pour mieux vous écouter parler de la pièce que vous jouez à la Madeleine. Et figurez-vous que vous m'avez fait voyager. Plus aucun élément n'avait de prise sur moi, à part le son de votre voix. J'étais guidé ailleurs et loin !

Mais, cher André, je dois vous laisser, à grand regret. Ici, et maintenant, dans notre triste réalité, le Président parle à la Nation. Mon Dieu que j'aimerais être ailleurs, avec vous. A vous écouter parler du monde et de culture...

Bien à vous.
Avec ma plus grande admiration.
Un admirateur béat.

P.S. :  dans cette missive, je n'ai pas parlé de votre prestance physique ; mais mon Dieu que j'aimerais être comme vous à 65 printemps : un véritable gentleman... (soupirs)

mardi 26 octobre 2010

Lettre à Paul le Poulpe.

Très cher Paul (vous comprendrez vite pourquoi l'usage du très cher...),

aïe, aïe, aïe, tout le monde du sport est en émoi et en deuil, car on vient d'apprendre que tu as décidé d'écourter ta retraite pour mourir. Quelle drôle d'idée, franchement! Je te ferai remarquer qu'ici, en France, on se bat, au jour le jour, pour pouvoir couler de paisibles jours à ne rien faire (si possible le plus tôt possible) et profiter ainsi à plein régime du temps béni de cette retraite. Et toi, comme pour nous faire un pied de nez (dur pour un poulpe, les esprits sagaces comprendront !) tu décides de raccrocher et de stopper tout net ton repos amplement mérité. Enfin, quand j'écris ça, je suis hypocrite comme pas deux. Je vais t'expliquer.

Déjà, je n'aime pas précisément le football, et c'est ce sport qui t'a fait connaître dans le monde entier. Pendant la coupe du Monde 2010, l'été dernier, tu avais le talent, le don même, de pronostiquer les équipes gagnantes. Et, je dois bien t'avouer que cette prouesse qu'on te prêtait m'a ébahi. Alors, petit à petit, je me suis mis à suivre les turpitudes de cette compétition mondiale. 
Merci au passage, cela m'a permis de voir que les Français ne valaient pas un radis (ou un clou, c'est selon...) dans cette discipline où ils étaient pourtant rois en 1998. M'enfin, nous ne sommes pas là pour tailler le bout de gras sur notre Waterloo footballistique, mais plutôt pour parler de tes performances, et accessoirement pourquoi je ne t'aime pas !
Comme je le disais, tu m'as fait suivre, à l'insu de mon plein gré (restons dans le thème comico-sportif), cette coupe du Monde. Et au final, grand mal m'en a pris... Car, j'ai parié de l'argent sur tes pronostics. Bon, au début j'ai bien gagné quelques euros. Voyant que ça fonctionnait plutôt bien, j'ai augmenté les mises pour terminer en apothéose, avec la finale Espagne VS Pays-Bas. 
A la veille du match fatidique, les experts aquariophiles t'avaient plongé dans l'aquarium des prédictions et attendaient benoîtement, comme nous tous du reste, que tu choisisses l'équipe gagnante. Au bout d'un petit moment, tu as jeté ton dévolu sur l'Espagne et son armada que l'on croyait invincible. Dès connaissance de ton choix, je me suis rué sur PMU.fr et suis allé parier quelques dizaines d'euros sur cette équipe (50, il me semble) ; on m'annonçait alors des gains inespérés et élevés. 
Et puis vint le jour du match. Aïe, aïe, aïe !

Oui, les Espagnols ont gagné la compét'. Oui, tu avais vu juste. Mais, j'ai tout de même perdu mes 50 euros ! Car tu n'avais pas vu qu'ils gagneraient pendant les prolongations. Bêtement, j'avais cru que tu avais vu cette victoire dans le temps imparti des 90 minutes. Pfff ! Voilà pourquoi je t'abhorre espèce de sous-race des mers !

Aujourd'hui, tu as décidé de partir loin de ton jardin sous-marin, aussi je présente toutes mes condoléances à l'Océan et aux fans du ballon rond ! 

Ah, et puis non, trêve de flagornerie funèbre ! Oui, je l'avoue, je t'aurais bien bouffé avec une sauce américaine après passage éclair sur une plancha. Car, faut pas déconner, tu n'étais qu'un fruit de mer qui avait trouvé le bon filon. Rien de plus ! 

Je suis sûr que tes potes bigorneaux auraient fait aussi bien ; y a pas de raison ! Fumier de lapin de poulpe !

Allez, on se quitte là, avec les Beatles et l'indémodable "Octopus' Garden" ; sinon je vais être désagréable, et je veux pas d'embrouille avec les poulpes...

Signé : 
un aquariophile refoulé.


lundi 25 octobre 2010

Lettre à Georges F.

Georges,

c'est maintenant que vous êtes parti que j'ai une foultitude de choses à vous dire. La vie est parfois facétieuse, la mort, quant à elle, l'est tout autant, voire pire! Laissez-moi vous expliquer.

Il y a peu, c'est-à-dire avant de casser votre canne, vous étiez traitez par vos "amis" socialistes, notamment, de tout un tas de noms d'oiseaux. Ma mémoire me fait des faux, donc je n'en retranscrirai aucun afin de ne trahir personne (et d'éviter un procès !). Ces insultes (ou critiques), souvent à mots couverts, n'avaient cependant qu'un seul but: vous désavouer dans votre gauchitude et combattre le triste sir que vous étiez devenu. Car, vous maniiez, en votre temps et avec brio, il faut bien le dire, le bon mot, voire la phrase assassine, si ce n'est injurieuse. Et cette richesse de la langue, la vôtre, avait ses cibles privilégiées : les Noirs dans le football, les Harkis, vos camarades socialistes, et même le Pape, c'est dire ! Au final, on pourrait presque penser que vous n'aimiez personne... à part, peut-être, vous-même ? Car, tous ces mauvais "bons mots" vous ont permis de construire une drôle d'image ; celle d'une espèce de despote languedocien démago et populo. Et je vous écris ici sans animosité, ni parti-pris. Parce que, pour information, je ne suis ni anti-corrida, ni pro-Mandroux, donc assez objectif, si je puis m'exprimer ainsi... 

Voici pour ce que je sais de vous. Maintenant, allons un peu plus loin dans "l'analyse", cher Georges.

Hier, tout le monde, ou presque, vous décriait ou vous conspuait (racisme, mégalomanie...). 
Enfin, hier, avant votre mort. Car, dès l'annonce de votre disparition, les éloges se sont multipliés ; funèbres certes, mais éloges quand même. 
Pour Martine Aubry, vous étiez "un grand élu, visionnaire et bâtisseur" quand pour François Hollande vous restez cet "homme qui savait voir loin et d'une grande sensibilité". Et tout le reste des réaction est à l'avenant.
Aussi, je me pose cette question : la mort aurait-elle ce fabuleux pouvoir de transformer ceux passés vers l'au-delà, en les lavant de tous leurs "péchés" ? Au vu de récentes disparitions, je me dis que ce passage de vie à trépas a tout de même tendance à offrir une nouvelle virginité; dommage, cher Georges, que vous ne soyez plus là pour assister aux concerts de louanges. Car, pour tout vous dire, depuis hier, il y a du monde dans l'orchestre et dans le chœur !

Le "Requiem pour un con" de Gainsbourg que j'écoute en vous écrivant vient d'arriver à son terme, signe qu'il est temps pour moi d'arrêter ma pauvre prose et de vous laisser reposer, en paix. 

Signé : 
un vivant encore plein de questions.

Photo @Esby.

jeudi 30 septembre 2010

Lettre à Dany Wilde (aka Tony Curtis).

Cher Dany,

la nouvelle vient tout juste de tomber. Toi, mon cher Dany Wilde, plus connu sous la réelle identité de Tony Curtis, viens de casser ta pipe. Et ce, à l'âge vénérable de 85 ans. 

Aujourd'hui, c'est le fan d'Amicalement vôtre qui t'écrit. Car, combien de fois ai-je visionné ce générique en bleu et rouge où tu défilais fièrement aux côtés de Lord Brett Sinclair, plus connu sous le patronyme de Roger Moore ? 
Lui incarnait le chic anglais et toi l'avant-garde, la classe pourrais-je dire, américaine. Tu avais pour toi l'énergie, le progrès et ce futur en marche, laissant à ton cousin britannique son flegme et une certaine idée du monde. Et puis, il y avait cette relation amicale entre vous. Tu t'amusais à lui donner du "Ta Majesté" ou du "Ton Altesse", et du "tu" en veux-tu en voilà. Pour une fois, la traduction française faisait des merveilles, comme pour les Simpsons, du reste. 
Entre deux révérences, tu étais l'homme de toutes les situations, plein d'entrain, toujours prêt à sauver ton ami d'un mauvais pas. Pour sûr, tu étais l'homme qui tombe à pic. Les années 1970 avaient ce côté magique qui me rend totalement nostalgique, aujourd'hui, alors qu'on pleure ton départ.

Mais, depuis quelques années, tu étais devenu un autre. Bien loin de cette gravure de mode que tu étais trente années auparavant. On constate alors impuissant que souvent, le temps se fait un plaisir de tout dévaster. Je ne sais trop quelle maladie t'a emporté, aujourd'hui. Sache, nonobstant, que tu resteras à jamais dans mon cœur comme ce Dany un peu fou sorti tout droit des seventies. Et le père de Jamie Lee aussi. Et l'acolyte de Kirk Douglas dans Spartacus. Et puis le rôle principal de "Certains l'aiment chaud". Et puis... et puis...

Allez, je vais déroger à la règle que tu avais établie avec Brett S. en te saluant d'un amical et dévoué "Salut ta Majesté ! Repose-toi bien".

Signé:
un fan des Persuaders !

lundi 26 juillet 2010

Lettre à Freddy (de l'Amour est dans le pré) - suite et fin.

Freddy, mon ami,

c'est écœuré, énervé et profondément attristé que je te fais parvenir cette missive ; la dernière, en fait. Car je viens de voir un nouvel épisode de cette émission qui t'a fait connaître aux quatre coins de l'Hexagone. 
Tu t'en souviens peut-être, je t'avais déjà écrit à la fin juin pour te donner mon sentiment sur cette expérience, mais je ne soupçonnais pas, à l'époque, qu'on en arriverait jusqu'à de telles extrémités. Car, ce soir, on a franchi la ligne jaune pour atteindre le paroxysme du pathétique.

Voici quelques morceaux choisis, véritable pot-pourri de cette triste aventure.

Ce soir, déjà, la première séquence évoquant ton aventure prenait en fond sonore le générique de True Blood, cette série américaine où se côtoient vampires et habitants de Bon Temps, en Louisiane. Quel symbole, car, lors de ce prime, du sang, il y en a eu. Et je n'évoque même pas les paroles de ce thème musical ("I wanna do bad things with you..." littéralement, "Je veux faire de vilaines choses avec toi..."). On pouvait penser en entame de programme que cela ne se passerait pas comme sur un long fleuve tranquille...

Au cours de la séquence suivante, la voix off de l'émission nous a annoncés du rebondissement et des surprises (sic). Sylvie (la fan de bio) avait quelque chose à te dire. Et pan, premier coup de massue sur ta tête de paysan des Deux-Sèvres : "Je vais quitter l'aventure" (en gros)... Celle-ci, dira même plus tard : "J'ai profité de ce que j'avais à faire, bien contente de rentrer chez moi..." Et toi qui voulait lui offrir un cadeau pour lui dire au-revoir... Ah la la la la...

Sitôt cette surprise (sic) découverte, une autre t'attendait. Magalie, la seconde prétendante, est venue te trouver pour te tenir à peu près ce langage : "Ah mais si elle part, Sylvie, moi, je peux pas rester... On avait commencer à tisser des liens..." (sic). Et toi, devant ce fait accompli, dessus cette herbe qu'on te coupe sous le pied, empli de sainteté, tu veux encore lui offrir un cadeau d'au-revoir ; persuadé que tu es que cette relation (fugace) va se muer en amitié... Cette naïveté confinerait presque à la sottise, mais chez toi, cette candeur est totale, d'une pureté éclatante. Parce que tu y croyais dur comme fer, comme une évidence. Sauf qu'il faut se méfier des évidences, mon cher Freddy...

Pour clore cette lettre, je voudrai revenir sur un dernier épisode ; celui de la symphonie des adieux. Car, c'est là qu'on a atteint le pompon.
Il fallait les voir ces flagorneuses de bas étage dans la voiture les menant vers cet adieu que tu te bornais à ne considérer que comme un au-revoir... "Ah, j'ai mis l'adresse de Freddy et le GPS dit : faites demi-tour... (rires de gamines mesquines des deux compères)". Et toi, Freddy, tu les attendais dehors, avec deux sacs. Ces cadeaux que tu avais promis, dans un élan de générosité et de bienséance.
Là où ça m'a tué, c'est lorsque ta mère toute rabougrie est sortie pour leur apporter, à son tour, un cadeau de sa part. Une bricole, on me dira, une broutille, mais le geste, bon Dieu. Le geste! Celui d'une petite vieille qui a, un jour, cru que son fiston allait enfin trouver l'amour. 

Mais, Freddy, mon ami, l'amour n'était pas au rendez-vous, cette année. Et pas dans le pré, non plus. Malgré tout ce qui te tombe sur les chaussons, tu restes philosophe, en déclamant: "Y a rien de perdu, y a du soleil". On imagine ton chien tout proche. C'est touchant de simplicité. 

Toi, ton chien et le soleil. Le bonheur, exactement.

Bien sincèrement,
un Parisien écœuré.

mardi 29 juin 2010

Lettre à Freddy (de l'Amour est dans le pré).

Freddy, mon ami,

ce soir, suite au conseil avisé d'un ami, je me décide enfin à t'écrire cette missive. Je ne sais pas si elle parviendra jusqu'à ton petit village des Deux-Sèvres où tu vis et travailles, mais qu'importe, il fallait que je te dise ce que j'avais sur le cœur.

Ainsi, depuis quelques semaines, tu peuples certaines soirées du lundi de millions de téléspectateurs. Sur M6, tu as la part belle dans "L'Amour est dans le pré", une émission qui met en relation des agriculteurs (toi, entre autre) célibataires avec d'autres célibataires avides de vie au grand air. Jusque là, tu me diras, rien de bien palpitant. Sauf qu'on y trouve, dans cette émission, des figures hautes en couleurs (comme toi, entre autre). Alors, autant te dire qu'en ces temps d'ennui, on est nombreux à vouloir savoir ce qu'il va s'y passer, dans les prés. Colchique, colchique...

Depuis quelques semaines, tu te mets à nu, devant des millions de gens qui se moquent de toi. A commencer par l'une de ces filles venue, soit-disant, trouver l'amour dans ces prés qui t'ont vu grandir. Car, il y a quelques jours, on m'a dit que l'une d'elles n'avait pas fait le déplacement pour toi, mais plutôt pour rire de toi. Suite à un pari, ou une connerie du genre. Tu excuseras mon langage peu châtié, je l'espère. 
Toujours est-il que le résultat reste le même: on se moque de toi. Gentiment, bien sûr. On rit de te voir accueillir l'une de tes dulcinées en tenue paysanne quand les conventions voudraient que tu te sois mis sur ton 31. On rit de te voir présenter ta Maman, chez qui tu habites encore, et de voir sa réaction fruste. On rit de te voir "aller à la commission", comme tu le dis si bien et d'emprunter jusque chez toi le chariot rouge de l'épicerie. On rit, on rit, on rit et on ne fait presque que cela lorsqu'on te voit à l'écran. Ce rire qui vaut moquerie n'est pas forcément méchant, car nous n'avons aucune raison de ressentir cela à ton endroit ; on se moque seulement de ce que tu représentes à l'écran : une sorte de fermier complètement déconnecté du monde actuel, à des années lumières de la vie des villes. 
Evidemment, tu t'en doutes, on se moque de toi depuis la Ville. Pas celle comme Bressuire ou Coulon où tu montes pour les grosses commissions, mais plutôt une de celles comme Paris. Tu sais la ville capitale où tu es venu rencontrer les Belles ayant pris la peine de t'écrire.
Hier soir, donc, on se moquait. Parce que tu étais un peu égal à toi-même et les situations étaient tellement... risibles ? Voire ubuesques. On t'a vu dans tes petits souliers pour venir accueillir la seconde prétendante (celle dont je parlais plus haut, semble-t-il...). Et là, pourtant, tu t'étais mis sur ton 31, avais acheté des fleurs et sorti le grand jeu. Sauf que... Sauf que la production avait mis une musique des plus burlesques, comme pour te discréditer complètement à nos yeux. Et je dois bien te dire confier que la mayonnaise a pris. Nous, de l'autre côté du poste, on a redoublé de moqueries... Gentiment. Ou pas...

A la lecture de cette lettre, tu dois te demander où je veux en venir. Je vais, maintenant, t'expliquer qui nous sommes. Nous les téléspectateurs qui nous moquons. Je te l'ai dit, nous vivons en ville. Notre quotidien, c'est les transports de masse où les gens font toujours (ou presque) une gueule de six pieds de long, où on se bouscule sans arrêt, où on court dans tous les sens... Ce quotidien qui est le notre est à des années lumières du tien. Le tien, je l'imagine encore empreint de politesse, de quiétude et empli de vie. En un mot, ton quotidien, il est SIMPLE. Sans chichi, sans bousculade. Et au calme.

Quand on se moque de toi, on se moque de tout cela au final. De peur de se retrouver au calme. De ne plus entendre le tumulte incessant de la ville et de perdre notre raison d'être dans ce monde. Celle d'être une fourmi parmi les fourmis. Persuadés que nous sommes d'être mieux que celle d'à-côté. Supérieurs.

Lundi prochain, on sera au rendez-vous de ce bonheur dans les prés. Pour voir. Et continuer de se moquer. Gentiment ; mais en se croyant moins supérieurs. Du moins, on essayera. Ça ne coûte rien.

A lundi, en huit, Freddy mon ami.
Un ex-campagnard devenu citadin.

samedi 29 mai 2010

Lettre à Mr Drumond.

Cher Philip,

c'est avec un verre de Bourgueil tout proche et un bol de chips vide que je décide de vous écrire. J'espère que vous n'en prendrez pas ombrage ; c'est pour moi une marque de respect de siroter un verre de bon vin en écrivant ; probablement un héritage anglo-saxon.

Je me suis décidé à vous écrire suite à la disparition de votre "fils adoptif", Arnold autrement connu sous le nom véritable de Gary Coleman. Ce dernier a été emporté, hier, par une hémorragie cérébrale consécutive, me dit-on, à une chute. On est bien peu de choses, vous en conviendrez.

Au lendemain de cette disparition tragique, j'imagine aisément la peine qui doit être la votre, cher monsieur Drumond ; vous qui aviez déjà perdu votre "fille" Virginia (alias Dana Plato) dans de dramatiques circonstances (overdose...). Cette dernière n'était âgée que d'une trentaine d'années. Mais, ainsi va la vie, comme dirait l'autre.

Aujourd'hui, vous me semblez bien seul. Agé de 87 ans, vous semblez survivre à tous ceux qui ont fait votre notoriété dans "Arnold et Willy". Sur trois de vos "enfants", un seul reste présent à l'appel, en la personne de Willy (Todd Bridges). Mais pour combien de temps encore? Est-il besoin de vous rappeler les problèmes de drogues qu'il a pu avoir par le passé? Certes, depuis lors, sa conduite est toute autre. Aux dernières nouvelles, Willy est un membre très actif au sein d'une communauté religieuse et cela le pousse à faire du social. Le pécheur se rachète, me direz-vous. J'en conviens. Mais, en apprenant la nouvelle de la disparition de son "frère" Arnold, a-t-il eu un geste à votre endroit ? Ce serait la moindre des choses, après tout. Vous, cher M. Drumond, qui les aviez adoptés et sortis de la mouise... La jeunesse est souvent bien ingrate ! 

Mais restons optimistes, voulez-vous. A cet effet, je viens de visionner le générique de la série dans laquelle vous tourniez, au milieu des années 1980. J'ai bien écouté, plusieurs fois, les paroles chantées. Ah, la nostalgie ! Mais, il n'y a pas que cela. En effet, ce générique sonnait et sonne encore aujourd'hui comme une ode à la tolérance, cette valeur bien souvent oubliée. Et force est de constater que vous avez été précurseur, cher M. Drumond, en ce domaine. Car, il en fallait du courage et de la conviction, à l'époque, pour adopter deux petits Noirs issus d'un milieu défavorisé et orphelins. Ne voyez dans mes propos aucune malice, ni aucune trace de racisme. Bien au contraire ; vous avez été un homme éclairé et précurseur. Riche New-yorkais vous aviez pris sous votre aile deux enfants que beaucoup avaient rejetés. Voici votre lettre de noblesse. Sans parler de votre intelligence de la situation. D'ailleurs, qui aurait cru, dans ces années, que ce même pays élirait un Président noir (ou métis), en novembre 2008 ? Même vous, vous n'étiez pas assez fou pour oser y penser !

Bref, cher Philip, à l'instant où je compose ces lignes, un autre Grand, vient de s'éteindre. Dennis Hopper a décidé de voler la vedette à votre "fils adoptif". Lui, avait 74 ans et s'est éteint après une lutte contre le cancer. Il faut de tout pour faire un monde...

Bien confraternellement.
Un ancien fan d'Arnold et Willy.


jeudi 1 avril 2010

Lettre à Demis R.


Cher Demis,

comme pour rire, tout à l'heure, j'ai pensé à vous. La manière dont cela m'est arrivé est pour le moins incongrue. Je m'explique.
Tout est parti d'un nouveau jeu sur FaceBook (où vous avez plus de 3000 amis, à ce que j'ai vu...) où chaque personne, maintenant, met en avant les hits musicaux qui étaient au top le jour de sa naissance... Et alors que je flânais sur le profil d'un ami, j'ai vu qu'une de ses amies (accrochez-vous, faut suivre!) vous avait dans sa disco de naissance... je passerai sur le fait que du coup elle ne doit plus être toute jeune (et aussi sur le fait qu'elle n'a pas l'air d'être une fan inconditionnelle, comme cet ami commun, d'ailleurs)... mais, en même temps, en dépis de mes 26 ans (bientôt 27), je suis, moi, une sorte de fan de votre discographie. Pour vous dire, je connais presque par coeur "Quand je t'aime" ; sauf qu'une fois sur deux, en la chantant, je vocifère un "Comme je t'aime, j'ai l'impression d'être un roi..." et du coup, je vous trucide votre oeuvre! Toutes mes confuses, mon cher Demis.


Mais, en attendant, même si je massacre vos paroles, j'adore l'époque des Aphrodite's Child et votre carrière solo. "Rain & Tears", "It's five o'clock" et autres "We shall dance" ; c'est dire si j'ai écouté Nostalgie, depuis la 6e! Et c'est dire, aussi, que je ne suis pas né à la bonne époque. En effet, je maîtrise clairement mieux la disco de Simon & Garfunkel, des Beatles, de Supertramp, d'ABBA et de Véronique Sanson que celle des Pussycat Dolls, Lio et autres 113, voire NTM! Je ne parle même pas des comédies musicales actuelles qui me paraissent à des années lumières de ma "culture" musicale... Tant et si bien que je me dis souvent que j'ai dû me réveiller, en 1983, d'un coma de 20 ans, tout frais... J'ai toujours été un peu en décalage, il faut croire... et comme on ne se refait pas!
Alors cher Demis, ce soir, à l'aune d'un nouvel anniversaire (le mien tombe le 17, pour info, sait-on jamais...), j'avais envie de vous écrire tout le bien que je pensais de vous. Des temps où vous chantiez de manière impériale et impérieuse vos plus grands hits. Car oui, n'en déplaise à la Couronne, ce furent des hits monumentaux. Celui que je galvaude bien souvent (j'ai avoué mon crime plus haut...) date de 1987 ; j'avais donc 04 ans, et vous 41, la barbe fournie et le cheveu en bataille. Cette année-là, vous chantiez en playback  mais en vivant à 100% ces paroles. Dans la brume des 80's, vous vouliez dire au monde tout l'amour que vous portiez pour l'Autre. Qui était-ce, d'ailleurs? Cela, je ne l'ai jamais vraiment su. J'ai, par de nombreuses fois, entendu pis que pendre ; sans jamais en tenir compte. Parce que vous osiez et étiez cette idole hellène qui chantait en français et arrivait, enfin, à faire de l'ombre à Nana. Et rien que pour cela, merci!


Mon cher Demis, me voici arrivé au terme de ma lettre et des pensées que je me devais de vous faire parvenir.


Encore merci pour ces grands instants musicaux.
Un fan volontaire sur la Terre, ou tout comme...