vendredi 28 août 2009

Gendarme au placard.

Maisons-Alfort - Vendredi 28 août 2009 - Képi d'officier supérieur abandonné.

jeudi 16 juillet 2009

Soir d'orage.

Dans le ciel de l'Est de Paris - Jeudi 16 juillet 2009 - Hommage nocturne à Benjamin Franklin.

Souvenirs, souvenirs.

Washington D.C. - 04 novembre 2008 - L'espoir en marche.

mercredi 15 juillet 2009

Lettre à Susan B.

Chère Susan,

voici quelques temps que l'on n'a pas eu de nouvelles de toi. Dans quelle émission t'es-tu produite en spectacle, déjà? Tout juste reste-t-il de toi ces quelques notes bien placées sur la chanson I dreamed a dream de la comédie musicale des Misérables au cours d'un télé crochet britannique. Las, on ne se souvient plus que de cela. Et de ta finale ratée. Décidément, tu n'étais pas au rendez-vous.

Tout à commencé, lorsque le jury moqueur et gausseur t'a vue apparaître sur scène. Ton air vaguement revêche, ta démarche hésitante et pour le moins gauche avait de quoi faire sourire. Voire mourir de rire. Comment une voix cristalline aurait-elle bien pu sortir de ce coffre si rustique, se sont demandés les jurés avant de te condamner à mort, télévisuellement parlant. Sauf que, dès les premières paroles que l'on aurait cru éructées, le charme a opéré. C'est cela le charisme, finalement. Tant et si bien que ceux qui se moquaient se sont rapidement levés ou en sont restés assis. Que d'étonnement! La saga Susan Boyle venait de commencer. Et tout s'est ensuite enchaîné rapidement. Au bout de quelques jours, ta séquence, ton moment de gloire, ont été visionnés par des millions d'internautes du monde entier, devenus instantanément fans.

Aujourd'hui, enfin depuis quelques temps, je me pose une question. Comment cela est-il arrivé? Je veux dire, comment le jury, avant ton entrée sur scène et ta prestation hors-norme, a-t-il pu croire que tu étais là par hasard? Je m'interroge logiquement sur l'absence d'information de ces derniers. Chez nous, par exemple, lorsque les apprentis chanteurs se présentent à "Nouvelle star", un jury féroce les a déjà auditionnés. On sait, à peu près, à quoi s'attendre. Pour toi, il n'en était rien. A priori.

Je vais te dire une chose, Susan. J'ai la vague impression que ton mythe a été monté de toute pièce. Ne vois dans mes mots aucune perfidie, ni même envie. Je ne chante que sous là douche, ou en comité restreint. La gloire musicale ne m'intéresse donc pas. Mais, je reste persuadé que tout était organisé et joué d'avance. Tant et si bien que la finale de ton émission a battu des records d'audience. Il y avait, par ailleurs, quelque chose de rassurant à voir une Madame-tout-le-monde accéder à des cieux impossibles...

Chère Susan, je te souhaite de pouvoir te relever et continuer à avoir une vie normale. Tu as eu plus qu'un quart d'heure de célébrité. Tire profit de cela et continue d'avancer. Sereinement.

Amicalement.
Un spectateur dubitatif.

mardi 14 juillet 2009

La tactique de la main tendue.

Mardi 14 juillet 2009 - Paris - Pont Alexandre III.

Légionnaire, je te vois!

Mardi 14 juillet 2009 - Paris - Esplanade des Invalides.

lundi 13 juillet 2009

Trouvez ce contrepêt que je ne saurais voir.

Lundi 13 juillet 2009 - Métro 8, station Créteil L'Echat.

dimanche 12 juillet 2009

Lettre à Jean-Paul B.

Cher Bébel,

l'autre matin, j'ai pensé à vous. De manière un peu forcée, je dois bien l'avouer. Je regardais paisiblement l'émission matinale de William Lemeyrgie , quand soudain une petite musique douce est venue traverser l'espace télévisuel. Le présentateur, très à son aise, reconnut la bande originale de La Scoumoune mise en œuvre par François de Roubaix, si mes sources sont bonnes. La Scoumoune, pensai-je... La Scoumoune! Mais, c'est un film de Belmondo. Bébel le flamboyant. Alors, logiquement, j'ai repensé à vos monuments cinématographiques et à mes préférences. A commencer par L'As des as. C'est probablement dans ce film que je vous ai découvert. A l'époque, j'étais tout gamin, une dizaine d'années, tout au plus. Et quel souvenir! Comme vous étiez fringant, à l'époque, à lutter contre le nazisme et pour sauver une famille juive. Le gamin qui vous accompagnait portait le même prénom que moi. C'est vous dire si je me suis identifié à cet apprenti empêcheur de tourner en rond. Ah comme je me souviens! Et puis, après ce léger moment de nostalgie, je me suis rappelé Le Professionnel. Ce film m'a surpris par plusieurs aspects. Si ma mémoire ne me fait pas des faux, vous y campiez le rôle d'un agent secret lâché par son service mais obstiné et bien décidé à empêcher un coup d'État... Un truc du genre. Voici pour l'histoire. Une histoire mise en musique, cette fois-ci, par l'excellent Ennio Morricone. Première découverte de l'artiste. Et quel chef d'oeuvre! «Chi Mai» résonne encore partout en moi. Je vous vois rejoindre cet hélicoptère, presque au ralenti avec cette musique douce. Rien de bon ne pouvait se produire. C'était une évidence. On sentait la fin proche alors que les rythmes écrits par Morricone battaient la cadence. Dernier saut. Clap de fin.

Voici donc tout ce que m'a rappelé cet extrait de bande originale scoumounienne. Depuis lors, j'ai réussi à mettre la main sur le dit extrait. Je me délecte à l'écouter. Il y a comme une musique de manège. Ces vieux manèges que l'on trouve parfois en bord de mer. Un air de Je voulais te dire que je t'attends. Si, si, j'insiste...

La délectation ne m'empêche, cependant, pas de penser à vous, aujourd'hui. Et c'est maintenant que la scoumoune nous rattrape. Pauvres mortels que nous sommes. Quand vous ai-je vu pour la dernière fois? Pas dans un de ces films où vous vous affichiez triomphant. Non, aujourd'hui dans la triste réalité de la vieillesse. Ce présent où l'on vous voit dans «Match» affaibli. Ou lorsque les magazines people se gaussent de votre décrépitude et/ou de vos aléas familiaux. Les chiens rodent pour vous voir tomber et vous écroulez. Lâches!

En guise de conclusion, je vais vous dire une chose, cher Bébel. Je n'ai pas vu votre dernier film, Un homme et son chien. Ni même le précédent. Car, quelque part, j'ai envie de garder une certaine image de vous. Je ne me résous pas à vous voir autrement que dans la peau de cet As des as magnifique. Quoiqu'il advienne, vous resterez cet acteur qui a attiré 130 millions de spectateurs vers lui. On ne le souligne probablement pas assez. Question de goûts.

Bien à vous.
Un inconnu incorrigible.

vendredi 3 juillet 2009

Et pour quelques centimes de plus.

La cliente: - Bonjour, un Coca cola Zéro, s'il vous plaît.
Le serveur: - Trois euros 20.

La cliente cherche sa monnaie tandis que le serveur, facétieux, demande:
-Vous auriez 20 centimes?
- A peu près...
Le serveur:- C'est à dire "à peu près"?!

Scène banale du vendredi 03 juillet 2009, à 15 heures 45, au cinéma UGC ciné cité des Halles.

mardi 30 juin 2009

Lettre à Michael J.

Cher King of Pop,

drôle d'écrire ainsi cette lettre posthume, en écoutant "Beat it". En mode repeat, s'il vous plaît. Comme d'habitude, je ne comprends rien aux paroles. Je capte, ça et là, quelques bribes de compréhension. Le rythme est trop rapide pour moi. "Just beat it..."

Voici donc quelques jours que tu as décidé de partir. Et depuis lors, que de pleurs, que de regrets. Tes fans, dans le monde entier, sont en deuil. Sans compter ta famille et tous ceux qui se faisaient une joie de te voir remonter sur scène. Tu as, cependant, décidé de meubler l'actualité morne de ce début d'été par ta sortie de scène impromptue et pour le moins anticipée. Qu'il est loin le temps de ta forme olympienne, et ce moonwalk déchaîné! Déjà à des années lumières.

Depuis quelques temps, en effet, tu étais devenu le pâle reflet d'une star chancelante. Tout accablé que tu étais par les dettes (morales et financières) et par le doute. Oui, tu as bien lu, le doute. Encore et toujours le doute. On ne croyait pas à ton retour sur scène. Et puis, soudainement, tu étais apparu tel un Moïse sauvé des eaux et avais parlé. A partir de juillet 2009, ce serait Ton retour. Frustration estivale... On t'attendait partout. Ardemment, fébrilement et patiemment. Comme on attend le contrevenant au tournant. Ta santé, probablement, en a voulu autrement. C'est la vie!

Ta vie justement, personne n'y a jamais rien compris. A commencer par toi même. Dépassé par la reconnaissance, le succès, grisé trop vite, tu as brûlé tes ailes tel Icare fuyant vers le soleil. Vers quoi allais-tu? Que fuyais-tu? Aujourd'hui, tout le monde apporte moult réponses. Syndrome de Peter-Pan, refus de vieillir, refus de la couleur. Refus, refus, refus... tous les analystes n'ont que ces mots à la bouche. Déni, aussi. Ces analyses, nonobstant, sont balancées par tous ces dons que tu as bien voulu apporter au monde de la musique. Oui, il y a eu un avant Michael Jackson, comme il y a un après. Tu as été un réformateur, un chanteur novateur et généreux. Mais cela suffit-il à effacer tous ces côtés sombres que tu traînais?

Eh bien, je vais te dire quelque chose, moi qui ne suis ni un de tes fans, ni un de tes détracteurs: laissons toutes les énigmes chez toi. A Neverland. Forever...

Un pote à Billie Jean.