mercredi 1 septembre 2010

Vichy, nouvelle terre de maquis !

Cela aurait pu passer inaperçu, mais aujourd'hui, on a appris que le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux souhaiterait briguer la mairie de Vichy (Allier), en 2014.

Cette information, si elle est confirmée me laisse perplexe. Le ministre souffrant actuellement d'une pâle (ou piètre, je vous laisse choisir) image dans l'opinion (déchéance de la nationalité, expulsions, etc.), je me demande si le moment est bien choisi pour livrer ses desseins futurs... surtout vu la connotation de la ville. Cependant, je vous l'accorde, de l'eau a coulé sous les ponts. Mais, que voulez-vous, la mémoire...

Le Ministre souhaite se frotter au suffrage universel, c'est tout à son honneur ; cependant, méf' aux fautes de communication...

Aujourd'hui, en l'espèce, dire qu'on veut partir à la conquête de la mairie de Vichy, c'en est une. Une grossière erreur de com' qui fera, à n'en pas douter, les choux gras de la Presse. Mais, bien sûr vous n'êtes pas obligés de me croire.


dimanche 29 août 2010

Boire avec modération (ou pas).

Lu, ce samedi 28 août 2010, sur la carte d'un café d'Amiens (80). Ou comment dire tout et son contraire. Les puristes noteront, au passage, le soin tout particulier apporté à l'orthographe.

Sous les jupes des filles #10.

Amiens,
cathédrale Notre-Dame,
samedi 28 août 2010,
Saint-Sébastien.

lundi 23 août 2010

Prise d'otages à Manille ou la faillite policière locale.

Ce lundi 23 août 2010, entre midi et deux (heure de Paris), chaque téléspectateur des chaînes d'info en continu a pu assister en direct à l'assaut contre un preneur d'otages à Manille (Philippines).
A priori, rien de bien enthousiasmant, ni de très intéressant. A ceci près, que les forces de police locales ont fait montre d'un amateurisme effrayant durant plus de deux heures ; un comble!
Je ne suis pas un pro dans le domaine de l'intervention en situation critique, mais je n'en demeure pas moins critique au vu des images diffusées. Durant cette longue séquence diffusée en direct sur toutes les télés, on a pu voir durant de longues minutes des policiers (membres des forces spéciales ?) ne sachant ni trop quoi faire, ni comment trop s'y prendre pour aller libérer les otages enfermés dans le bus. 
Tant d'amateurisme serait risible si des vies n'étaient pas en jeu. A plusieurs reprises, ébahis, nous avons pu voir ces "policiers des forces spéciales à la petite semaine" chuter à moitié, ne sachant par quel bout du bus passer ; bref de véritables peintres ! N'ayons pas peur des mots !

Aux dernières nouvelles, le preneur d'otages, un ancien policier qui souhaitait être réintégré dans la police grâce à cette action (sic), aurait été tué par ses ex-collègues lors de l'assaut... Une histoire de fou, finalement !

dimanche 15 août 2010

Comme un boomerang...

Je vous l'ai déjà écrit ; je reviens d'un pays lointain. D'un futur un peu hors du temps, en quelque sorte. Comme je vous l'ai déjà écrit aussi, tout a quelque peu changé, là-bas, au sommet de l'État.

Cette nuit, j'ai des nouvelles de ce pays du lointain. Elles m'arrivent en décalage et n'apportent rien de bon ; comme on pouvait s'en douter, après tout. 

D'après ce que j'ai pu entendre et lire, les choses ont bien changé. Sans attendre le lendemain de l'élection, la rue s'est mise à gronder. Les opposants sont restés toute la nuit dans les rues à manifester mécontentement et craintes diverses. Des craintes justifiées au vu des actions menées aussitôt par le nouveau pouvoir. Car, dès le lundi matin, un couvre-feu a été ordonné entre 23 heures 59 et 5 heures 59. Et dans tout le pays.
Dans la foulée, l'opposition a voulu se faire entendre et appeler à manifester. Des appels relayés, certes, mais les manifestations ont aussitôt été interdites par les représentants des 13 provinces (équivalents de nos régions et préfectures). Malgré tout, des millions de personnes se sont retrouvées dans les rues de la capitale et des principales villes. Face à elles, toujours le même dispositif : des militaires de la Garde nationale (hommes et chars d'assaut) en barrage. Sur les photos que je vois ce soir, la capitale semble noyée dans un épais nuage de fumée lacrymogène d'où ne se détachent que quelques centaines de casques lourds de couleur noire et ces visages masqués de ces militaires dépêchés pour maintenir l'ordre. Ce paysage, triste spectacle d'une démocratie qui s'en va, m'a fait frémir. 

Mon contact de ce pays lointain m'a aussi envoyé un DVD. Sur ce précieux document, j'ai pu voir les informations télévisées des derniers jours, dont l'allocution du nouveau Président. Ce dernier, très sûr de lui et de son fait, n'avait de cesse de marteler qu'il avait été élu démocratiquement et qu'il n'y avait rien à craindre, tout en soulignant fermement qu'il fallait que force reste à la Loi. Et qu'on ne badinait pas avec l'ordre public et la tranquillité. Son regard, bleu, perçant, m'a mis mal à l'aise. Même si je ne suis pas concerné au premier chef par ce qui se passe dans ce petit pays, à des milliers de kilomètres, voire à des années lumières, je n'en demeure pas moins consterné et ébahi. D'autant que les Etats environnants ne font rien... A quoi bon, après tout.

A l'issue du discours du nouvel homme fort de Frandorie, j'ai éjecté le DVD, n'y tenant plus. Je me suis mis à regarder au dehors. Je suis allé à la pêche aux informations et me suis demandé ce qui se passait chez nous. J'ai lu, relu... et l'air de rien, j'ai pleuré. En dedans. Car, comme à la roulette : "rien ne va plus". Drôle de roulette... aux airs russes...

vendredi 13 août 2010

Transilien, mon ami...

J'aime beaucoup la facétie dont fait preuve le réseau Transilien (RER C, notamment...), ces temps-ci.

Si c'est pas la preuve, en image, qu'on nous (les usagers) prend pour des buses...

mardi 10 août 2010

L'Amour est dans le pré... ou pas !

Lundi soir, la France entière, citadine et rurale, a pu s'extasier devant les turpitudes amoureuses de nos fermiers (et fermières) chéris de l'émission "L'Amour est dans le pré". Bon, en fait, l'amour je ne sais pas trop où ils l'ont trouvé les mecs de la prod' ; parce que ce lundi soir, on se serait presque cru dans "Les Tontons flingueurs". Et je dis ça aussi au vu du niveau des dialogues auxquels on a pu assister. Oh mon Dieu ! Afin de garantir à ce site un niveau raisonnable, je ne reproduirais pas de citations... quoique la tentation soit immense, mais bon, il faut parfois se réfréner... Oh terrible frustration (+ cris d'orfraie) !

Ce soir, je ne sais pas pourquoi, je suis allé voir si des utilisateurs de Facebook avaient créé un groupe spécial dédié à Jean-Pierre (oui, je suis pas toujours très bien dans ma tête...). Pour vous la faire courte, Jean-Pierre c'est le fermier de je ne sais plus où qui chantait tout le temps. Et vas-y que je te chante du Mike Brant sans raison, ou du Joe Dassin... heureusement, il reprenait surtout des chanteurs morts, parce que sinon, vu le niveau du gugus, ça aurait eu de quoi les tuer... de honte ! 
M'enfin... oui donc, je disais, je suis allé voir sur F.B. s'il y avait un groupe (je me répète...) pour constater si des utilisateurs de ce réseau social lui avaient envoyé des diatribes suite à l'attitude de lâcheté infinie qui fut la sienne lors du prime. En gros, il voulait plus de sa prétendante, mais il ne savait pas trop comment s'y prendre pour lui dire en face. Au final, il a opté pour la stratégie dite "du lâche". En gros, ça consiste à faire en sorte que ce soit l'autre qui vous dise "Bon bé, on va arrêter alors...", tout en lui jetant tous les torts et sans la regarder dans les yeux (ouh le vilain !)... Allez savoir comment l'esprit peut être parfois tordu...

Donc, in fine (j'y viens enfin..), des utilisatrices (les voix de la Raison) se sont exprimées sur le groupe "soutenons jean pierre dans l'amour est dans le pré" (en français dans le texte).

Je vous laisse savourer les 3 dernières réactions... moi, j'ai A-DO-RÉ !


dimanche 8 août 2010

Irrésistibles ces Irrepressibles...

Tout commence et se termine par une chanson. Celle qu'on écoute en boucle, inlassablement. Celle qu'on apprivoise et qu'on adopte. Celle qui fait qu'on accepte qu'un nouveau jour se lève. Celle qui fait qu'on réalise qu'on ne serait rien sans quelques notes. Sans musique...

Jeudi soir, j'étais invité à rencontrer un groupe de dix musiciens de talents : The Irrepressibles. Dont un chanteur. "Une diva, tu verras", m'avait confié mon hôte et néanmoins ami avant de continuer en livrant quelques pistes (dont musicales) aussi laconiques qu'énigmatiques... On parlait de "baroque", de "démarche chaloupée", mais aussi de "puissance de chant", sans oublier un art certain de la mise en scène. "C'était à voir", avait-il fini par conclure. Pour sûr !

Jeudi soir, donc, direction les Jardin du Palais royal, à Paris. A deux pas des Conseils d'Etat et Constitutionnel. Un sacré cadre aussi, avec les colonnes de Buren à quelques poignées de mains... La soirée ne pouvait être qu'un vecteur de transport(s). 
A 22 heures passées, sommairement installé au troisième rang, à côté de B. et d'une petite mamie tout de caoutchouc bleu vêtue (en cas d'averse intempestive...), le show a commencé. Mirror, mirror, c'était son titre. Tout un programme !

Qu'on se le dise, je n'ai pas accroché à la première prestation. La chanson ne m'a pas parlé ; je n'étais pas encore dedans. Mais, la musique, c'est comme tout, il faut se lancer, se chauffer pour apprécier et savourer.  Cependant, par la suite, tout est allé crescendo ; la mise en scène, les apparitions... tant et si bien que j'ai été envouté, remué. Grâce à la voix, puissante, de Jamie McDermott ; véritable leader du groupe. Et grâce aux neuf autres musiciens, dont Sophie Li, à la contrebasse. Je dois avouer être resté totalement béat à fixer l'instrument (durant toute une chanson) pour admirer la maîtrise de l'artiste... J'étais devenu, en quelques minutes, fan !

Vint alors, trop rapidement, l'ultime tour de chant. Premier et unique rappel pour terminer le spectacle sur "In this shirt". Une chanson au croisement de tant d'autres. Celle qui fait qu'on a les tripes à nu. Celle qui fait qu'on voudrait arrêter le temps pour flotter dans l'air. Celle qui fait qu'on est heureux. Heureux d'entendre et de pouvoir s'émouvoir grâce à quelques notes. Pleurer et vivre, en somme.

lundi 2 août 2010

2012, mon (dés)amour.

Je reviens d'un pays lointain, d'un autre temps. Celui à venir, en fait. Ce que j'y ai vu n'est pas très très joli, ni très très rose. Tout y est plus ou moins bleu foncé. Voire noir. Obscurité alarmante. Sitôt de retour, me faut-il être (ou devenir) alarmiste pour notre futur à nous ? Ce futur commun qui se façonne au quotidien. Las, et contraint, je pense bien que oui... Je vous explique.

D'où je reviens, on vient d'élire un nouvel exécutif ; un nouveau président quoi. C'est simple comme chou. Sauf que... sauf que bien qu'ayant une longue tradition démocratique derrière lui, ce pays vient de porter aux nues un homme dur et à deux doigts d'être tyrannique. On verra bien avec le temps, me direz-vous.

D'où je reviens, celui qui a pris le pouvoir (démocratiquement) a longuement surfé sur plusieurs vagues, sans jamais avoir besoin de supplier les vents de le porter. Les vagues ont fait le travail pour lui. Il n'a eu qu'à se baisser sur sa planche et à se laisser porter. Tranquillement. Se poser, et attendre que le temps fasse son œuvre et travaille pour lui. 
Plus explicitement, cet homme d'un parti à la ligne politique dure et inflexible a laissé faire les médias et ses adversaires. Dans ce pays, les faits divers l'ont consacré grand guérisseur, bien que n'ayant aucune expérience en la matière, car n'ayant jamais participé à aucun gouvernement, sans parler de l'inexistence de son programme. Qu'importe au final ; les électeurs se sont moqués de cette lacune.

Si aujourd'hui cet homme préside aux destinées de son pays c'est pour plusieurs raisons. L'ancien Président avait déjà été élu, une première (et unique) fois grâce à ses thèmes favoris de campagne ; premier point. L'opposition à l'ancien chef de l'Etat était, pour sa part, inexistante ; deuxième point. Et puis, l'actualité a permis à la chimie d'agir ; troisième et dernier point.
Concernant le premier point, j'ai pu voir, d'où je viens, que sa méthode (celle de l'ancien Président) n'a jamais vraiment fonctionné. Il s'agissait de montrer les bras, de s'agiter, sans toutefois s'ancrer ni dans le réel, ni dans la durée. Premier écueil. Sans parler du fait que personne n'avait jamais osé se mettre en travers de son chemin. Las...

Second point, maintenant. L'opposition est toujours restée ancrée dans ses convictions, ne pouvant allier des concepts pourtant indissociables. Là-bas, on était d'accord pour parler de Justice sociale, mais pas de Justice pénale. On était d'accord pour évoquer la Sécurité sociale, mais pas la Sécurité des biens et des personnes. Au final, cette attitude de déni a fait le jeu de l'opposant à la ligne dure. Car, quoique dure cette ligne a su associer toutes ces valeurs, et ce en toute transparence. Grave écueil que celui de les avoir écartées les unes des autres. Ce fut une deuxième raison du naufrage rose.

Dernier point, enfin. L'actualité, on le sait, est souvent cynique. Quelques temps avant l'élection, les faits divers se sont multipliés (comme par magie), les politiques se sont écharpés sur la question "A qui la faute?" en faisant de ce thème "sécuritaire" la priorité numéro 1. Las...

D'où je reviens, on grogne. D'autant que le score final n'avait rien de si prévisible... 51-49. Un tout petit pour-cent. Quelques voix. Rien du tout.
Maintenant qu'on sait que tout peut se jouer à "rien du tout", que faire ?

lundi 26 juillet 2010

Lettre à Freddy (de l'Amour est dans le pré) - suite et fin.

Freddy, mon ami,

c'est écœuré, énervé et profondément attristé que je te fais parvenir cette missive ; la dernière, en fait. Car je viens de voir un nouvel épisode de cette émission qui t'a fait connaître aux quatre coins de l'Hexagone. 
Tu t'en souviens peut-être, je t'avais déjà écrit à la fin juin pour te donner mon sentiment sur cette expérience, mais je ne soupçonnais pas, à l'époque, qu'on en arriverait jusqu'à de telles extrémités. Car, ce soir, on a franchi la ligne jaune pour atteindre le paroxysme du pathétique.

Voici quelques morceaux choisis, véritable pot-pourri de cette triste aventure.

Ce soir, déjà, la première séquence évoquant ton aventure prenait en fond sonore le générique de True Blood, cette série américaine où se côtoient vampires et habitants de Bon Temps, en Louisiane. Quel symbole, car, lors de ce prime, du sang, il y en a eu. Et je n'évoque même pas les paroles de ce thème musical ("I wanna do bad things with you..." littéralement, "Je veux faire de vilaines choses avec toi..."). On pouvait penser en entame de programme que cela ne se passerait pas comme sur un long fleuve tranquille...

Au cours de la séquence suivante, la voix off de l'émission nous a annoncés du rebondissement et des surprises (sic). Sylvie (la fan de bio) avait quelque chose à te dire. Et pan, premier coup de massue sur ta tête de paysan des Deux-Sèvres : "Je vais quitter l'aventure" (en gros)... Celle-ci, dira même plus tard : "J'ai profité de ce que j'avais à faire, bien contente de rentrer chez moi..." Et toi qui voulait lui offrir un cadeau pour lui dire au-revoir... Ah la la la la...

Sitôt cette surprise (sic) découverte, une autre t'attendait. Magalie, la seconde prétendante, est venue te trouver pour te tenir à peu près ce langage : "Ah mais si elle part, Sylvie, moi, je peux pas rester... On avait commencer à tisser des liens..." (sic). Et toi, devant ce fait accompli, dessus cette herbe qu'on te coupe sous le pied, empli de sainteté, tu veux encore lui offrir un cadeau d'au-revoir ; persuadé que tu es que cette relation (fugace) va se muer en amitié... Cette naïveté confinerait presque à la sottise, mais chez toi, cette candeur est totale, d'une pureté éclatante. Parce que tu y croyais dur comme fer, comme une évidence. Sauf qu'il faut se méfier des évidences, mon cher Freddy...

Pour clore cette lettre, je voudrai revenir sur un dernier épisode ; celui de la symphonie des adieux. Car, c'est là qu'on a atteint le pompon.
Il fallait les voir ces flagorneuses de bas étage dans la voiture les menant vers cet adieu que tu te bornais à ne considérer que comme un au-revoir... "Ah, j'ai mis l'adresse de Freddy et le GPS dit : faites demi-tour... (rires de gamines mesquines des deux compères)". Et toi, Freddy, tu les attendais dehors, avec deux sacs. Ces cadeaux que tu avais promis, dans un élan de générosité et de bienséance.
Là où ça m'a tué, c'est lorsque ta mère toute rabougrie est sortie pour leur apporter, à son tour, un cadeau de sa part. Une bricole, on me dira, une broutille, mais le geste, bon Dieu. Le geste! Celui d'une petite vieille qui a, un jour, cru que son fiston allait enfin trouver l'amour. 

Mais, Freddy, mon ami, l'amour n'était pas au rendez-vous, cette année. Et pas dans le pré, non plus. Malgré tout ce qui te tombe sur les chaussons, tu restes philosophe, en déclamant: "Y a rien de perdu, y a du soleil". On imagine ton chien tout proche. C'est touchant de simplicité. 

Toi, ton chien et le soleil. Le bonheur, exactement.

Bien sincèrement,
un Parisien écœuré.