Et pour terminer une soirée en beauté, un peu de Cloclo.
Claude François - Magnolias Forever.
S'il fallait garder une seule chanson du chanteur malheureux, ce serait celle-là. "Magnolias Forever" (MF) est un tube essentiel du roi du disco ; sans oublier cette chorégraphie claudesque totalement intemporelle et tellement belle.
On y retrouve les classiques de la danse et c'est bien en cela que "MF" reste une valeur musicale sûre. Et certainement une de ses plus belles compositions (Exit "Comme d'habitude").
Antonio Vivaldi - Les Quatre saisons - Été. Presto.
1725, l'Europe des Révolutions n'est pas encore née. Et pourtant, quelque part en Italie, un compositeur vient d'achever sa grande œuvre. Avec ses "Quatre saisons", Antonio Vivaldi devient véritablement un visionnaire. Car, à les entendre ces différents instants d'une année, on a bien la sensation que le tumulte n'est pas loin. Qu'il suffirait de presque rien...
Et puis, aujourd'hui, en 287 ans après, lorsqu'on écoute cette œuvre monumentale, on ne peut s'empêcher de penser que le meilleur (r)est(e) à venir. Aussi sûrement que le printemps succède à l'hiver...
ce matin, en me levant tôt, plusieurs voyants étaient au rouge. Tu venais de perdre pied, à 48 ans, dans ce monde qui t'avait consacrée.
Dès l'alerte lue, relue et digérée, je me suis précipité ; tous mes amis n'avaient de cesse de pleurer la diva disparue. Car, tous, un jour ou l'autre, ont dansé et emballé sur "I will always love you" ; cette chanson de la bande originale de "Bodyguard' qui a fait le succès de ce film somme toute moyen... Mais revenons à nos moutons.
Ainsi, durant le week-end, le coroner de Beverly Hills a eu la lourde tâche de venir procéder aux constations flanqué des gars du LAPD. Que s'est-il passé, bon dieu ? Quelle idée de mourir un samedi en Californie ! Les premiers éléments recueillis laissent penser à une noyade quand d'autres évoquent un gavage aux médocs. Je ne te parle pas des mauvais esprits se lançant sur la piste de la poudreuse... Pour ces derniers, c'est sûr, Houston, y a un problème!
Je te le demande, peut-on, au lendemain de ton départ, rire de tout cela ? On sait que tu étais une grande artiste, mais peu encline à la facétie. Les archives nous rappellent ce face à face alors que tu étais toute minette avec Gainsbarre et son sublime "I want to fuck you"! Drucker, gêné aux entournures, avait tenté un "Non, non, il dit qu'il vous trouve très belle !" "Euh non, j'ai dit que je voulais la baiser...", avait répondu l'autre. La classe américaine ! Ce face-à-face a dû te laisser une sacrée image de la France. Mais, depuis, tu y es devenue une vraie icône, aimée et adulée.
Ce soir, certains pleurent la star et la diva éternelle. Quant à moi, la nouvelle de ton départ ne m'émeut pas plus que cela. Surtout depuis que j'ai appris que tu avais repris Dolly Parton qui a été la première à chanter "I will always love you". Et crois-moi, elle envoyait plus que toi. On y entend toute l'Histoire d'un monde entre guerre et paix. C'était en 1973/1974... Mais va, je te pardonne. Parce que moi aussi, I will always... etc. Etc.
On le sait, Paris est connue pour ses salles de théâtre ; grandes, moyennes ou petites. Voire minuscules. Souvent, on dit que les plus grands (justement) ont débuté dans les endroits les plus improbables.
Vendredi 3 février dernier, comme tous les vendredis à 19 heures, un duo on ne peut plus talentueux déboule sur la scène de l'Instinct Théâtre (Paris 1) avec toute sa fougue et toute son envie.
Caroline (c'est elle) et Adrien (c'est lui) y jouent leur spectacle "The Pringle's" (oui oui, comme la marque de célèbres chips) durant une bonne heure.
Sur les planches de ce théâtre de poche logé à deux pas du Palais royal, ils alternent tours de chant(s) et stand-up ; le mélange y est alors détonnant, touchant et parfois mélancolique.
Car, les compositions sont originales et pleines de sens. Même si l'on y rit souvent, certains moments sont empreints d'une douce dose de spleen (ça tombe plutôt bien comme on est à Paris). Juste ce qu'il faut pour se dire qu'on n'est pas seulement venu pour rire.
Au final, au sortir de cette petite salle, le pari est gagné. Car, on est venu, on a vu et ça nous a plus.
Cerise sur le gâteau, juste avant la sortie du théâtre un petit bar sert quelques rafraîchissements. Le lieu se prête idéalement à la rencontre des deux artistes sortis de scène. On peut les voir de plus près, les remercier pour ce petit moment passé en leur compagnie. Presque étonnés, ils avouent plancher sur l'écriture d'un spectacle remanié. "Le même, mais en mieux". Comme c'était top, on se dit "vivement demain" !
Aujourd'hui, une chanson pour verser une petite larme et se dire que c'est quand même beau la vie...
Lana Del Rey - Video games.
Il y a des chansons comme ça. Des chansons emplies d'une certaine félicité. D'un calme serein et déconcertant. Même dans une langue inconnue, ses rythmes et sons vous transportent vers un ailleurs doucereux. Hors de l'enfer. Car, on arrive, malgré tout, à y capter quelques mots, pêchés ça et là. Toujours avec cette voix douce et rassurante.
Et puis, on se décide à regarder de plus près un clip et ses paroles. On se repasse une ou deux scènes vécues précédemment. On sourit. On verse une petite larme. On braille.
Et puis, on pose le casque ; les tympans apaisés. L'esprit, lui, continue de vagabonder comme pour rêver à ce Paradis perché sur quelque portée musicale. Pas si loin.
Il y a des dimanches comme ça. Des dimanches où on aurait presque l'impression d'être ministre ; entre un Bertrand Saint-Jean campé par Olivier Gourmet dans "L'Exercice de l'Etat" et un Eric Besson triste sire qui rentre chez lui tard et dort seul. Un dimanche de cabinet ministériel en somme. Bête.
Et puis, comme pour se faire encore plus de mal, on se met à la recherche d'une chanson qui collerait à la situation. On la cherche avec les mauvais mots, forcément.
Alors, à force de fouiner, de farfouiller (souvenirs de prime jeunesse), on finit par trouver un petit bijou chanté par Lavoine (souvenirs de prime jeunesse bis).
On se laisse bercer par ces rythmes dominicaux ainsi trouvés ; entre Smirnoff, Bacardi et Ballantine's.
Aujourd'hui, une chanson pour rester en dehors du tumulte du monde.
CocoRosie - Good Friday.
Il y a quelques années déjà, je ne sais plus quelle marque de parfum avait utilisé ce sublimissime morceau des sœurs Casady. Pour sûr, le produit était bel et bien vendu alors qu'on pouvait voir quelques oiseaux s'en voler vers des cieux qu'on pouvait imaginer plus cléments.
A l'époque, le morceau nous avait paru merveilleux et doucereux, bien que déjà connu. Avec cette étrange sensation de ressentir, en notre plus profond for intérieur, que rien de mauvais ne pourrait arriver tant que l'on écouterait ces notes subtiles et ces deux voix magiques.
Et puis, avec le temps, cette sensation étrange et pénétrante n'a fait que croître. Car, aujourd'hui encore, c'est une espèce de transe envahissante qui résonne à chaque intonation ou respiration.
Dieu que c'est bon, en ces temps de troubles.
P.S. : la prestation live jointe a de quoi déchirer le plus endurci des coeurs... Juré, craché !
ce soir, tu sais quoi ? Eh bien c'est la dernière de "l'Amour est dans le pré", saison 2011. Clap de fin, a priori, après ces quelques semaines de découverte du monde paysan, de l'Amour et de ces destins qui se croisent.
Ce soir, mon cher Freddy, que puis-je te dire ? A part que cette saison m'a profondément déçu, et pour au moins 2 raisons.
1. Cette année, tu n'étais pas là. Pas plus que notre cher Pascal(ou), du reste. Je peux te dire que des gars comme vous, c'est ce qui a beaucoup manqué pour cette nouvelle saison. Parce que l'air de rien, on s'était attachés à vous. Tout était plus ou moins parti d'une plaisanterie, et puis, petit à petit, on avait vu les belles âmes se pointer. A commencer par la tienne. Et celle de ta Maman ; cette petite vieille qui aurait donné sa ferme, sa vie, et tout son royaume pour te voir heureux. La suite, bien évidemment, on la connaît. Que trop bien... Las.
2. Cette année, non seulement tu n'étais pas là, mais, en plus, aucun gentleman farmer n'est arrivé à se détacher de tout le peloton des célibataires. Bien sûr, ce n'est qu'un avis tout personnel, mais aucun des gars n'en avait ou n'était assez attachant. Voici une autre raison pour laquelle j'ai vite arrêté de visionner l'émission.
Pour te la faire courte, mon cher Freddy (oui, je sais, tu n'aimes pas trop lire), cette année, je crois bien que c'était la dernière fois que je regardais "l'Amour est dans le pré". Il faut bien couper le cordon, un jour ou l'autre. Et voler de ses propres ailes.
J'espère sincèrement que tu trouveras une belle chaussure à ton pied. Tu le mérites. Et comme je l'écrivais à un autre ami que j'aime tout particulièrement, il y a peu, prends grand soin de toi.
Je t'embrasse (eh oui!).
S.
P.S. : je te laisse avec cette sublime chanson de Devotchka ; un groupe américain qui avait, plus ou moins, mis en musique mon film préféré (Little Miss Sunshine). Tu y trouveras bien des analogies entre notre histoire et le texte...