dimanche 24 juillet 2011

28 ans, 28 chansons - #3.

Aujourd'hui, une "chanson" pour commencer son deuil (même si c'est un contresens).
Zadok the Priest - Haendel.

Ce monument de musique classique je l'ai écouté et éprouvé, pour la première fois, en allant me recueillir sur la tombe de trois proches ; hasard d'une playlist comptant plus de 3000 morceaux. Composé initialement pour les couronnements (je l'ai su plus tard), ce morceau m'a procuré de nombreuses émotions et m'a permis d'atteindre une certaine plénitude lors de ce recueillement un peu spécial. Morceau beaucoup moins pathétique, on s'accordera là-dessus, qu'un Requiem (encore que j'aime beaucoup, du reste).
Et puis, n'entend-on pas, par plusieurs fois, "All the people rejoiced" ; signe qu'il est alors temps d'aller mieux et de l'avant... 

A écouter en boucle, même quand ça va bien.


mercredi 20 juillet 2011

28 ans, 28 chansons - #2.

Aujourd'hui, une chanson qui ne veut pas dire grand chose, mais qui dit tout !
Piscine Love - La Chanson du dimanche.

Cette chanson c'est un peu du grand n'importe quoi et pourtant ! Et pourtant, elle donne "la pêche", comme ils disent. Parce qu'elle a des relents mélancoliques sur une saison qui s'en va et une nouvelle qui se profile. Un air de vacances, quoi.
Et puis, et puis, il y a toutes ces énumérations. Pour le meilleur et pour le pire. Les Témoins, la Fnac, le Medef ; la critique de toute une société, l'air de rien (ça tombe bien comme on parle de musique...). C'est pour ça que c'est si bon !



jeudi 7 juillet 2011

28 ans, 28 chansons - #1.

 Début d'une série librement inspirée par le concept développé sur Déconstructions Réassemblées... Merci Charly !

Aujourd'hui, une chanson qui fait bouillonner de l'intérieur. 
Alter Ego - Jean-Louis Aubert.

Une chanson, c'est une histoire. On plonge dedans, on la découvre et on s'y retrouve. Et puis, surtout on se souvient. Tantôt avec mélancolie, tantôt avec nostalgie et parfois avec joie. On se surprend à sourire alors. Parce que cet "Alter Ego" est un des plus beaux. Plein de promesses et d'idéaux.

Et puis, ce titre d'Aubert c'est aussi cette trame musicale utilisée dans "Il y a longtemps que je t'aime"... à moins que ce ne soit "Dis, quand reviendras-tu?" ; je ne sais plus. Quand bien même cette dernière est tout aussi sublime. Forcément sublime...



mercredi 29 juin 2011

Libres après tout !

Il aura fallu attendre 547 jours. 547 putains de jours. Mais, aujourd'hui, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont libres. 

Ces journalistes de France Télévisions ont recouvré leur liberté après avoir été enlevés en Afghanistan où ils faisaient leur métier : nous informer, nous restés au chaud en France. Enfin! 

Qu'il nous soit permis de leur dire que ce temps, sans eux, a été long. Comme il l'est toujours lorsqu'on prend une personne en otage, du reste.

Revenez vite à la maison les gars!

lundi 27 juin 2011

L'Amour est dans le pré : le live-blougging en direct !

Ce soir, je vous propose de partir en terre inconnue et de découvrir nos "gentlemen" farmers, sous un autre jour... Revue de détails ! En avant ! Mais déjà, une chose est sûre : Freddy, tu me manques !

---

Fabien alias Lucky Luke : "Dis, le nougat, tu sais que c'est pas bon pour les dents." Car oui, qu'on se le dise, Fabien est sponsorisé par l'Union française pour la santé bucco-dentaire.
"T'es une grande chercheuse de champignons ? (...) Oui ? Non ? Ah... Han... Eh..." Merci Fab' pour l'énumération des onomatopées qui vont bien ! Ça manquait à notre culture.


---

Jean-Michel nous décoche déjà sa première flèche avec son "Faut que j'voye si elle aime mon train de vie", avant d'ajouter: "Mon lait, il est bon, il est fait avec amour..." S'en suivent des sourires entendus... hum, hum. Facétieux Jean-Mimi !
Elle : "On a un gros point commun : la passion ! Toi des vaches, moi des chèvres..."
Lui : "Moi mes vaches, je leur fait des bisous... Parce que j'ai beaucoup manqué d'affection..."
Elle : "Moi mes chèvres, je leur parle..." Ah oui... quand même...
Notre Jean-Mimi il est fana des yeux bleus... Mesdames, à vos lentilles ! Ca le fait littéralement fondre... 

---

Raymond, lui c'est le vieux beau (51 ans). En gros, ça serait Richard Gere qui serait allé à la campagne au lieu d'adopter sa pretty woman.
Et comme il prend les choses à cœur, pour "l'épreuve" du speed dating, il est venu avec des fiches. Car, Raymond est perfectionniste. Oui, oui...
Face à une prétendante, il lâchera quand même un sommet de drague-romantique : "Ouais, t'es encore plus grande que sur les photos". Eh bien, c'est-à-dire que les photos, pour se rendre compte, comment dire ? Allez, Raymond, on ne relâche pas la pression et on y croit ! Tu vas te rattraper mon grand. Sers lui du Verlaine ou du Baudelaire à la prochaine, et là, c'est clair, elle va fondre. On y croit !

--- 

Sylvain, lui il vient de l'Orne. Et comment dire ? Ben, je suis mitigé...
Elle : "En tout cas, tes yeux y flashent..."
Lui : "Là c'est nature, y a pas d'lentilles. Rien."
Elle : "Qu'est-ce qui t'a plu dans ma lettre."
Lui : "Les yeux bleus et puis t'es cuisinière..."

"J'ai relu attentivement ta lett''", lance notre bourreau des cœurs à une nouvelle prétendante avant d'avancer, "tes parents sont de la partie. Et j'ai vu que tu es aide-soignante. Moi j'adore les gens qui le font... Quand j'ai vu ta photo, le déclic... Aide-soignante, c'est le petit plus..."
Comme quoi, l'amour ça tient parfois à peu de choses...

---

Bon, c'est pas tout, mais le "live-blougging en direct-live tout seul", eh ben, c'est pas drôle. Alors le prochain se fera à plusieurs, des volontaires ? 

En tout cas, ça sera tout pour ce soir ; à la revoyure !

samedi 25 juin 2011

Lettre à Mme Columbo.

Chère M'dame,


un télégramme vient de m'être apporté par un officier de police de la brigade criminelle. 

Oui, cela concerne votre mari, et j'ai bien peur que cela soit une mauvaise nouvelle. Vous imaginez bien qu'on ne réveille pas le chef de la police de Los Angeles à plus de 23 heures pour rien. 
De ce que j'en ai compris, votre mari, le lieutenant Frank Columbo (ou Bob pour certains de ses camarades de la Crim'), a eu un accident avec sa vieille Peugeot 403. Un problème de pneumatiques et de freinage, me dit-on...

S'il est mort sur le coup, me demandez-vous ? Je ne sais pas... mais attendez, je regarde de plus près le télégramme (je le découvre presque en même temps que vous...).

Hummm, voyons voir... "V.L. conduit par officier de police Frank COLUMBO, a fait une sortie de route sur Holywook Bd, ce jeudi 23 juin...

Voici ce que dit le rapport de police m'dame, mais un agent du coroner m'a rapporté que lorsqu'il était arrivé sur les lieux, son cigare fumait encore... Ah oui, je vous prie de m'excuser pour ce détail, mais que voulez-vous m'dame Columbo, lorsqu'on fait de la police judiciaire ou criminelle, tout est affaire de détails, voyez. Remarquez, vous devez bien le savoir. Car, Frank parlait beaucoup de vous à la Criminelle. Cela vous étonne ?
Puis-je, même si vous êtes touchée par une peine immense, vous confier une anecdote le concernant? Oui ? Bien...

Eh bien, chère m'dame Columbo, je dois vous dire que lors de chacune de ses enquêtes, Frank n'arrêtait pas de parler de vous. C'est étrange, mais il semble bien que vous étiez sa source, que dis-je, sa muse ! Une sorte de Dr Watson agissant sans être là, si ce n'est dans son cœur et ses pensées. Oh oui m'dame, il ne cessait d'en revenir à vous. "Ma femme ceci, ma femme cela..." Et toujours, grâce à vos interventions quasi-divines, il arrivait à démêler le vrai du faux ; étrange, n'est-il pas ?

Que vous dire de plus, chère m'dame Columbo, si ce n'est que toutes nos pensées vous sont destinées, ainsi que nos prières. Toute la Crim' et la police de Los Angeles sont en deuil, ce soir. Même si j'ai manqué, quelque peu, de tact en venant si brusquement vous réveiller, sachez que nous sommes là et resterons fidèles à cette haute idée qu'il se faisait de la Police : protéger et servir.

M'dame, croyez bien en notre plus profonde sympathie. Et comme dirait ma femme, "c'est triste, mais Los Angeles reste une ville fatale."

mercredi 15 juin 2011

Lettre au député Christian Vanneste.

Monsieur le député,

le mardi 14 juin dernier, vous avez pris part au vote de la proposition de loi visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Bien évidemment, vous avez voté « contre », comme on pouvait s'y attendre, et comme 268 autres élus du groupe UMP, du reste. Jusque là, rien de bien étonnant ; chaque élu votant en son âme et conscience et selon ses convictions. Je respecte cela.

Cependant, suite à ce scrutin, je dois vous dire que j'ai été choqué (une fois de plus) par vos propos. Permettez-moi de reproduire quelques bribes de votre logorrhée. 

« Je ne vois pas en quoi l'Assemblée nationale doit s'intéresser à une aberration anthropologique. Il n'y a que deux sexes, les hommes et les femmes. Et la société doit assurer sa pérennité par le mariage des hommes et des femmes. Le reste, c'est une question de mode, liée à quelques lobbies qui ont manifestement beaucoup de pouvoir ».

Je ne voudrais pas verser dans l'explication de texte, mais quand même, prenons un peu de temps. La question initiale n'était pas de savoir s'il y avait un troisième sexe, ni d'élaborer une théorie religieuse de la question du mariage, mais bien de parler d'égalité des droits. Car, que je sache, les citoyens français doivent avoir les mêmes droits et devoirs (cela coule de source) quelle que soit leur orientation sexuelle.

« Ce n'est pas parce que quelques personnes ont des comportements, disons 'curieux', que forcément la société doit s'en préoccuper. (…) C'est du plaisir sexuel, c'est du divertissement, de l'affection. En quoi cela intéresse la société? La société s'intéresse au mariage dans la mesure où il est lié à la procréation dans la majeure partie des cas ».

En vous lisant, je suis bienheureux (sic) de voir l'image que vous avez des homosexuels. Cela ne m'étonne que guère, une fois de plus. Car, vous êtes connu pour vos prises de position quelque peu cavalières sur la question. J'en viendrais presque à croire que vous ne connaissez pas d'homosexuels.

Et pourtant. Et pourtant, il y a parmi ceux-ci certains de vos électeurs, vos médecins, vos soldats qui luttent pour les intérêts de la France en opérations extérieures, vos professeurs des écoles, et j'en passe... Que pensent-ils ces citoyens « curieux » de vos déclarations ? Je vais vous apporter un début de réponse, toute personnelle.

Eh bien, monsieur le député, je pense que vous ne faites pas honneur à votre fonction de représentant du Peuple. Je me dis aussi que vos propos sont d'un obscurantisme hallucinant.
Oui, monsieur le député je suis un de ces Français que vous représentez. Vous êtes mon élu et un sentiment de honte et de colère m'envahit à chacune de vos interventions en rapport avec l'homosexualité.

Une chose est sûre, monsieur Vanneste, vous n'êtes pas un héritier des Lumières. Ainsi, j'espère que vous n'occupez pas, dans l'hémicycle, la place d'un de ces députés qui fit, jadis, la grandeur de ce Palais.

mardi 14 juin 2011

Ode à Odeline.

Chère Odeline,

cet après-midi, j'ai reçu l'appel téléphonique d'un bon ami. Ce dernier me demandait d'aller urgemment et tout aussi prestement consulter mes courriels (d'aucuns apprécieront...). Comme cet ami est bon comme du bon pain, j'ai ouvert, derechef, une fenêtre vers le néant de l'Internet pour aller voir. Voici ce que j'ai pu y lire : 

" coucou
bon comme je suis timide et que je le connais pas, j'ose pas intervenir, mais tu peux dire à Mona Silva (l'identité a été changée, NDLR) qu'on écrit
autant pour moi et non pas au temps pour moi !!!! mairçi... ;-)
ça doit venir de "au temps emporte le vent" !!!! mouarf mouarf

Ps : tu auras bien entendu compris que "
mairçi" a été écrit volontairement avec une erreur!!"

Cet ami que j'estime m'a alors demandé de t'écrire une réponse, car, in fine, tu es dans le faux ma chère Odeline (là aussi le prénom a été changé), navré de te le dire publiquement. 

En effet, on écrit bien (et surtout) "au temps pour moi" et non "autant pour moi". Encore que cette dernière mouture soit tolérée, de nos jours, mais il y a bien souvent des Ô et débats sur la question. Cependant, en tant que puriste, je la refuse si ce n'est la réfute (non mais!). 
Pour te la faire courte, l'expression originelle vient du langage militaire (lire et regarder ici).
Elle a des manies ma nana...

J'espère t'avoir convaincue. 

Bien évidemment, je ne suis pas à l'abri de commettre quelque crime orthographique et c'est bien là mon moindre défaut. Nonobstant, étant un amoureux de notre langue, j'essaye d'être vigilant. Je te prie de croire que lorsqu'il m'arrive d'user (voire abuser) d'expressions surannées, je fais toujours en sorte que cela soit à bon escient et avec la bonne graphie, si ce n'est le bon temps.

Essaye donc de me piéger, et de me prendre au mot (laule), avec cette espèce d'usage du "Après que..." ou du "malgré que..." (sic!) ; on en reparlera. Mais évidement, ça c'est une autre histoire.

Allez sans rancune Odeline. 

Je dois filer, Eugénie vient de tomber de poney !


Signé : Un amoureux des mots.
P.S. : j'espère n'avoir fait aucune faute, sinon je te dis pas la honte !

samedi 11 juin 2011

A quelques pas des Limbes.

Voilà, je viens de terminer une aventure ailleurs. Cet ailleurs, où je laisse 100 lettres regroupant 23.140 mots, 128.596 signes, le tout tenant sur 39 pages. Des lettres destinées à une personne qui compte. Si proche mais si loin. 


jeudi 26 mai 2011

Lettre à Brigitte Barèges.

Madame le député,

j'ai lu, ce soir, dans "Libération" un extrait de vos propos sur le mariage homosexuel. Dits, selon vous, sur le ton de la plaisanterie. Propos que vous semblez vouloir retirer quand on lit votre communiqué de presse.

Madame, vous êtes mon élue car représentant l'ensemble des Français et non pas seulement ceux de votre circonscription du Tarn-et-Garonne. A cet effet, je puis vous dire que vos propos me choquent.

Ces propos, même déclamés sur le ton de la plaisanterie me heurtent à plus d'un titre.

1. Vous êtes une élue du Peuple et vous exercez de hautes fonctions au sein de notre belle République. Aussi, j'attends de mes représentants un peu de classe et de savoir-vivre (peu m'importe leur étiquette).
Que je sache, l'Assemblée nationale, où des Grands ont siégé avant vous (ne l'oubliez jamais!), n'est pas le "café du commerce"! Ainsi, ces propos de coin de zinc n'ont, à mes yeux, par leur place dans cette noble Maison. Maison, qui, quelque part, est un peu la mienne, du reste.

2. Vouloir se dédouaner en mentionnant que vos propos étaient en fait une facétie est un peu facile. Si l'on suit ce raisonnement, d'aucuns pourraient se vanter qu'ils ont telle ou telle opinion d'une minorité ethnique (par exemple) pour aussi sec dire "Ah oui, mais non, je disais cela pour rire, vous savez..." Objection madame le député ! Doublement objection !

3. Votre défense aujourd'hui c'est l'attaque et revient à dire, en substance, que la Gauche utilise vos propos, sortis de leur contexte, pour passer sous silence telle ou telle affaire. Une fois encore vous cédez à la facilité. Assumez bon sang !
Est-ce si difficile d'écrire ou de dire "Oui, j'ai commis une faute en m'exprimant mal et de manière obscène (si, si...). Je tiens à m'excuser auprès de l'ensemble des Français que je représente. Cela ne se reproduira plus." Fatalement, car vous êtes de Droite et la Gauche est la Gauche, il est de bon ton de taper sur l'adversaire pour alléger un peu sa peine. Une fois encore : Objection !

Madame le député, je tiens à vous dire que oui je reste choqué par vos déclarations. Quand bien même fussent-elles lancées lors d'un débat à huis-clos et entre parlementaires. C'est bien là le problème, au fond. Vous avez manqué de retenue, de savoir-vire (ensemble) et d'esprit d'analyse voire de finesse. Car, vous saviez que des élus d'opposition étaient présents et qu'ils seraient à l’affût d'une faute. Vous êtes tombée dedans. Nul !

Pour terminer, ne vous déplaise, jamais je ne m'adonnerai aux "joies" de la polygamie, ni à la fornication avec des animaux et encore moins à une union avec, car même si j'aime énormément les chats de mes parents, il ne faut pas pousser... J'espère ne pas trop vous décevoir.

Un Français qui se demande si on est vraiment en 2011.

---
Crédit photo: D.R.