jeudi 12 mai 2011

Ailleurs 3.

30 pages, 18 313 mots, 101 851 caractères et 1752 signes... Et une grosse claque, sur un air de "I go to sleep"... Je n'avais pas compris les paroles (sic)... 

Me voici donc comme un con à me demander si je dois lui envoyer ou non cette missive. La 72e... Si je m'écoutais, je l'aurais déjà fait, mais je ne veux pas blesser... ni qu'on m'en veuille encore plus...

Paye ton dilemme du jeudi soir !

A la revoyure... I go to sleep...

jeudi 5 mai 2011

Ailleurs 2.

27 pages, 16 376 mots, 90 927 signes et 1 584 lignes... Voici le bilan de 65 jours... Ailleurs.

Pourquoi il faut aller voir "La Solitude des nombres premiers".

Hier soir, je suis allé voir "La Solitude des nombres premiers" (LSDNP). Et autant vous dire, que ce n'était pas du tout-cuit de prime abord. Je vous explique.

Il y a une dizaine de jours, en gros, j'étais au ciné pour admirer je ne sais plus trop quelle  oeuvre filmique (sic). Et pan, bande-annonce de "LSNP" ! Pendant un peu moins de 2 minutes, j'en ai pris plein les yeux et la tête, tant et si bien que je ne savais pas quoi en penser. Mon premier réflexe a été de me tourner vers l'ami qui m'accompagnait avec un air dubitatif, comme pour commencer une critique acerbe. Et puis, une autre bande-annonce a fait son office, me coupant l'herbe sous le pied. 
Le lendemain, nouvelle séance, et nouveau teaser de "LSDNP". Et toujours cette bande son jouant Kim Carnes et son "Bette Davis Eyes". Petit à petit, j'en suis tombé amoureux de ce film, ou de sa bande-annonce tout du moins. J'étais comme subjugué, car ce qu'on m'avait montré pendant un peu moins de deux minutes m'avait plongé dans un certain malaise. Si ce n'est un mal-être. Il était donc évident qu'il fallait que j'aille voir ce film et tout faire pour ne pas passer à côté. Je devais me faire mon idée et vivre cette expérience. Voici pour la genèse du pourquoi et du comment.

Hier soir, donc, je suis allé voir "La Solitude des nombres premiers", en étant accompagné d'un autre ami qui m'est cher. Avec lui, je savais qu'en cas de décrochage je pouvais compter sur ses lumières cinématographiques et son intelligence, car le petit en a dans la caboche. Bref.

Que vous dire sur ce film qui dure la bagatelle d'une heure 58 ? Quelques longueurs, bien sûr. Mais, wouah, quel film ! "LSDNP" est de ces films auxquels on repense le lendemain de leur visionnage, même après une bonne nuit de sommeil. Parce qu'il a la faculté de vous transporter et de vous faire cogiter. Certes, on ne remet pas tout en cause, mais on réfléchit.
"LSDNP" c'est un peu l'histoire de deux autistes amoureux. Une drôle d'histoire bizarrement construite à l'écran, mais qui trouve son sens, in fine.

Que vous dire pour vous encourager à aller voir cette "Solitude"? Si ce n'est que c'est beau et que cela en vaut la peine. Parce que c'est un film où on vibre, où on souffre et où on vit, car les personnages sont beaux, sans aucun fard et totalement nus. Et surtout parce qu'il y a toujours une place pour l'optimisme...

dimanche 1 mai 2011

1er mai - 11 heures 35.

Hier soir, je vous écrivais n'avoir goût à rien, être creux de l'intérieur. Etc. Et puis, ce matin, un courriel reçu de loin. De très très loin. Des mots simples, des pensées aussi. Et une initiale. Une des plus belles lettres de l'alphabet. 

Comme le chantait je ne sais plus qui, il suffisait de presque rien. Pour se sentir à nouveau les pieds sur Terre et espérer. Qu'un jour tout ira mieux. Parce qu'au fond, on est des mecs bien.

samedi 30 avril 2011

Envie de rien.

Je ne sais pas vous, mais, en ce moment, j'ai pas envie de grand choses ; à part écouter de la musique, bien entendu. D'ailleurs, mon samedi n'a été peuplé que de cela et du bruit mélodieux de deux machines à laver... Faut en profiter, c'est le week-end. D'autant plus que, ce soir, mes voisins du dessus (des quinquas...) font leur crémaillère : ça va guincher à mort et jusqu'à pas d'heure... A moi les somnifères ou la biture... Bon, blague à part, oui, en ce moment, je me sens un poil creux. J'ai rien qui vient en inspiration d'écriture et j'ai l'impression d'être tout vide du dedans... C'est peut-être qu'une passade, comme dirait ma mère (humour noir). Enfin, cette fois-ci, j'espère bien. Parce que bon, j'ai envie d'écrire et si possible des trucs qui se tiennent bien. Ou de poster quelques photos bien senties... Ah, ça me fait penser qu'il faut que j'en partage une avec vous (incessamment) ; pour vous dire ce qui m'horripile le plus au monde, après les trous du c**** qui relèvent le col de leur polo, bien entendu... Enfin, vous voyez ce que je veux dire, hein !

A la revoyure !

mardi 26 avril 2011

Ailleurs.

80 695 signes, 14 566 mots sur 1266 lignes... voici ma contribution ailleurs. Depuis 56 jours... Raison de mes absences ici... mais chut... Je reviens !

lundi 25 avril 2011

Vous m'avez manqué.

C'est sur un air d'Air que je me décide, enfin, à revenir ici. Car, voici plus d'un mois que je n'étais pas venu hanter les pages de ce blog.
Il aura, néanmoins, suffi de presque rien pour que je m'y remette ; le petit mot d'un lecteur interrogatif. Si ce n'est inquisiteur ! Il faut dire que j'ai mes habitudes quotidiennes ailleurs, depuis quelque 50 et quelques jours. Dur donc de trouver matière à écrire ici, à part pour les chroniques nécrologiques, bien entendu. Encore que... Car, je n'ai rien commis sur Liz Taylor, alors qu'il y avait matière. Mais passons !

Pour reprendre les mots d'une de mes profs lorsque j'étais étudiant en journalisme : "Alors, quoi de neuf et d'intéressant ?" Eh bien, je dirais pas grand chose Edith ! Oui, parce qu'elle s'appelait Edith. Un genre de Marianne James du journalisme ; les intimes comprendront... Ah si ! Quand même, samedi soir, j'ai vu Thomas Fersen en concert à la Cigale. On s'en fout, vous allez me dire... Oui, peut-être ; sauf que c'était génialissime ! Un concert comme peu en font aujourd'hui. Parce qu'il y a du texte, parce qu'il y a du fond et que ça envoie du lourd. Bref, il faut y aller. Et y retourner !

Que vous dire de plus ? A part, qu'il y a bien longtemps que je n'ai pas vibré sur un peu de Gothan Project et qu'une chose me manque beaucoup : ne pas avoir une seule nouvelle des limbes...

A bientôt pour de nouvelles aventures... Au prochain épisode, je pense qu'on parlera de ce mariage à la c*** qui arrive. Parce que bon, faut arrêter de déconner, comme si c'était l'événement du siècle. Je boycotterai, je vous le dis !

mardi 22 mars 2011

Lettre à Maître Capello.

Chèr mêtr,

ojourdui, gé apri ke vs etiiais mord. Sa ma fé tous biizard paske ma reum et mémé elle parlées bocou 2 vou, hièr encors. Fo dir k'ièrs javé ramenais 1 tro sal notte moisi en fransé, en dicté. 1 zhéro ou preske, alor forsemen, ma reum, èl a tro krizé. G pa tt trait bi1 conpri, paske mwa gpenses po ètr 1 bozo du fransé. Sen dkoné ! Dé foi jme di ke jsui 1conpri. Mé cé po le toppo g envi 2 dir.

Tt aleur, kan jsui rentrés, èl pleurées preske toute lé 2. Genr on auré cru ke mon daron été meurt ! Alor ke non, cé 2 vs kil sagi cè. G po treau perkutais, pr dir vré. G demandais pkio kelles pleurées. Ma reum, èle ma dite: "Tu noeud pourrê po con prendr ; c 1 aipok ki champ ge. Cé la faim, maime d1 aipok, maime" kellee a ajoutaiS. Jlai trouvais bi1 rajeuse sure le kou, ma reum. G tro osais ri1 dir. Paskelle ètè tristes ac sa darone, é ke sa ce fé po dajoutait a la paine.
Du kou jsui realler ds ma chanbre, pr parlait sur Msn ac mè cops. É jleures è raconteeR listoir. Ailes zont alucinées. Sa ma rasurées kels conprenes po non +. Paskau finale on vou coné po mètre Capello. Dèsolait pr vs é votr famiye.

Jdoigt vs laiçais, paske ci mé daron y voyent ke jècrie a 1 mord, y von ce posaient d kestions. Dèja ki croives (ou croiLLent, je cé jamè) ke jme drogues ac mé kopines...

Jvou sallut bi1 bat, mètr.

1 file de fanes a vou.
S.

P.S. 1 : mas reUm vi1 2 tokée a ma porte, en pleures, toujourt, pr mdir ke cé 1 pe mwa ki vs é açaçinait.

P.S. 2 : JconprEnd tougeour po pkoi... Cé lalu lé vieus souvan !

dimanche 13 mars 2011

Lettre à une amie japonaise.

Chère amie,

j'écoute en boucle "You are my sister" d'Anthony and the Johnsons depuis de longues minutes. Et depuis de longues minutes, j'ai envie de vous écrire quelques mots. Des mots tous simples, des mots emplis d'admiration et de respect. 

Votre île a été touchée, en fin de semaine, par un terrible tremblement de terre suivi d'un tsunami dévastateur et de nombreuses répliques sismiques.
Dès que cet événement a pu être filmé, nos télévisions et l'ensemble de nos médias ont relayé l'information. Nous avons été placés face au choc et à l'effroi. A la peur aussi. Sans parler de cette angoisse quand nous avons appris que vos centrales nucléaires risquaient de dévaster votre environnement et vous toucher encore plus durement que les attaques naturelles dont nous parlons depuis quelques jours.

Soudain, deux constats se sont imposés. Cruels et tellement vrais.

1. La Nature est impitoyable. On pourra toujours construire toutes les digues, tous les abris, toutes les infrastructures anti-sismiques possibles, celle-ci aura toujours le dessus. Les éléments sortiront toujours vainqueurs de cette lutte initiée par l'Homme et dont les efforts sont et resteront toujours vains. C'est peut-être la leçon de cette fin de semaine ; l'Homme n'est plus rien face au déchaînement des forces naturelles. Tout juste un vulgaire petit grain de sable... si vite balayé. Et anéanti. Déprimant, n'est-ce pas ?

2. Vendredi, votre peuple a été meurtri. Nous avons été les spectateurs de cette terre qui tremble, de ce monde qui s'effondre sous la pression aquatique... Et pourtant, vous êtes toujours debout. Votre force c'est la dignité dont vous faites preuve depuis le commencement de cette rude épreuve. Nulle part nous n'avons vu de scène de panique, d'habitants en proie à une panique noire. Rien. Une sorte de flegme et de retenue semble vous envelopper. Même au paroxysme de la terreur, vous semblez calme et maître de vous. Et si, au final, c'était cela votre force. Celle de ne pas paniquer quelle que soit la situation, car vous avez conscience de la position qui est la votre dans l'ordre des choses. Vous connaissez votre force, mais aussi vos faiblesses ; et le fait que vous n'êtes rien quand la Nature en a décidé autrement. C'est là tout le témoignage de votre humanité que l'on voudrait universelle, pour le coup.

Ce soir, et pour quelques jours encore, nous parlons de vous. Les esprits sont accaparés par ces craintes de voir vos centrales nucléaires céder. On se dit que nous pourrions être à votre place et cette empathie nous fait nous sentir étrangement proches de vous. Car, nous sommes dans le même bateau. Et parce que nous avons conscience de notre petitesse dans le monde. Enfin, quand je dis "nous", j'entends "quelques uns" parmi nous. Cette épreuve que vous endurez doit nous amener à réfléchir encore et encore, sans relâche. Ce n'est pas d'un Grenelle de l'Environnement dont nous avons besoin aujourd'hui ; mais bien d'un changement radical. C'est un monde avec beaucoup moins de cynisme qu'il nous faut. Un monde clairement plus humaniste et plus respectueux. 
Mais, cela ne se fera pas en une journée. Il faudra encore de nombreuses épreuves pour que ceux qui comptent dans le destin du monde en prennent conscience. Aujourd'hui, nous ne sommes que quelques uns à être prêts et en mesure de... En fais-je partie, du reste ?

Ne vous y trompez pas, chère amie, cette lettre est bien une lettre d'espoir. Car, le monde changera bien, un jour ou l'autre. Attendons...

Bien fraternellement à vous.
Un humaniste qui a perdu encore un peu plus du cynisme qui lui restait, vendredi dernier.

lundi 28 février 2011

Lettre à Annie Girardot.

Annie,

à l'heure avancée de cette soirée d'où je vous écris, Barbara chante "Pierre". En voici une bien belle chanson pour accompagner ces mots que je vous réserve. "Il pleut... et j'entends le clapotis du passé qui se remplit... Oh mon Dieu que c'est joli la pluie...", geint-elle. Ces paroles, ce soir, on les croirait écrites tout spécialement pour vous. Et pourtant, c'était il y a tellement longtemps, mais passons, ce n'est pas le sujet qui nous intéresse aujourd'hui.

Ainsi, chère Annie, la maladie vous a emportée, ce lundi 28 février 2011. Alzheimer vous a embrassée pour mieux vous faire perdre pieds. On vous savait malade depuis quelques années déjà, car dès les prémices de ce mal qui vous rongeait vous vous étiez rapidement exprimée sur le sujet. En témoin fébrile de cette mémoire qui flanche et s'en va pour ne plus jamais revenir. Et mieux faire la nuit sur votre existence. Comme sur celle de ces femmes et ces hommes atteints par cette même affection. 
Annie, je sais ce que vous avez vécu. En effet, par plusieurs fois, il m'a été donné de partager le quotidien de ces malades. Et à chaque fois, une sorte de malaise m'a envahi au plus profond de mon être. Car, on se découvre alors témoin impuissant d'une histoire qui s'efface et de tant de lignes gommées... Qu'il est dur d'assister à un naufrage et de rester au loin, en simple observateur ou de ne pouvoir retenir cette gomme glissant sur quelques mots d'abord, puis sur des pans entiers de vie, ensuite. Petit à petit, le noir se fait ; lente descente aux enfers où l'oubli est roi et où il nous est impossible de faire barrage.

Ce soir, que pleure-t-on au juste ? La comédienne qui s'est en allée ou la femme emportée par Alzheimer ?  Pour tout vous dire, je n'ai pas tellement de souvenirs de vous, si ce n'est quelques bribes et la mémoire de votre voix éraillée. Voire de votre chevelure que je me rappelle rousse (?). La famille du cinéma hexagonal, quant à elle, a meilleure mémoire et vous regrette. Parce que vous étiez une Gueule, parce que vous aviez une gouaille et une fraîcheur inoubliable. Et parce que vous faisiez partie de notre environnement à tous ; comme un membre de la famille en somme. Voici pourquoi tant de gens sont émus, ce soir.

"Partir, c'est mourir un peu", écrivait Alphonse Allais. On pourrait le reprendre en ajoutant: "Oublier, c'est mourir beaucoup".

Je vous embrasse, chère Annie.
Avec mon meilleur, et indélébile, souvenir.

Un cynique un peu gêné.