vendredi 20 mars 2009

En attendant le 1er-Mai...

Hier, l'appel à la grève a réuni entre 1,2 million et 3 millions de manifestants dans les rues de France.

A Paris, place de la Nation, les manifestations se sont terminées dans la violence. La dislocation ne s'est pas déroulée comme prévue et de nombreuses interpellations ont eu lieu. Normal. Que dire sinon que ces actes malveillants décrédibilisent l'action syndicale ou politique? Dommage.

jeudi 19 mars 2009

Plus la peine.

Hier, le gouverneur du Nouveau Mexique, Bill Richardson, a promulgué une loi abolissant la peine de mort dans son Etat.

Cette avancée sur la peine capitale est due à de longues réflexions. En effet, il y a six ans, lorsque le démocrate a pris les rennes de cet Etat du Sud-ouest, de nombreuses questions étaient soulevées. Aujourd'hui, "la réalité est que le système n'est pas parfait, loin de là. Le système est par essence défectueux. Les analyses d'ADN l'ont prouvé. Des innocents ont été mis dans le couloir de la mort dans tout le pays", a-t-il notamment déclaré après promulgation de cette loi.

Aujourd'hui, aux Etats-Unis, encore 35 Etats sur 50 utilisent la peine capitale comme châtiment suprême.

mercredi 18 mars 2009

Complainte d'une vertueuse femme de marin.

Comme dans les bons mots choisis d'un petit tour sur [lui]-même, le conteur chante ce temps perdu qui ne se rattrape guère. Voire même plus.

Ces mots défilent en boucle en tête et dans ces oreilles rendues sourdes. Information en continu. Mais, quand reviendras-tu?

Le monde l'émerveille, se persuade-t-elle. Alors que tout vire et chavire pour ce dernier voyage. Ce dernier voyage devenu naufrage.

Pour elle, le printemps sera néanmoins synonyme de retour.

Mais, au moins le sais-tu?

dimanche 15 mars 2009

Monsieur rêve.

Hier soir, samedi 14 mars 2009, peu avant 20 heures, la nouvelle est tombée. Alain Bashung, un des derniers piliers de la musique française, a "éteint son clope".

Celui qui a composé un répertoire riche et ô combien varié s'en est donc allé "faire le mort". Car, à la station balnéaire, on ne se "fait pas prier". Jamais.

Ce matin, on aurait aimé, malgré tout, qu'il ait passé la nuit à mentir, comme dans une de ses chansons titres.

Quoiqu'il en soit, il "subsiste encore [son] écho" et nous continuerons à "prendre des trains à travers la plaine. (...) Comme [des] Lego".

vendredi 13 mars 2009

Message subliminal.

Station République - Paris - vendredi 13 mars 2009.

Monde alternatif #2.

D'un pas presque hésitant, un vieil homme s'avance dans la salle de presse presque déserte précédé par quelques cerbères en oreillettes. Les sept journalistes présents se lèvent presque étonnés de le voir si tôt. Il n'est que 20 heures. Etrange de voir un candidat faire un point presse alors que de nombreux Etats n'ont pas encore été dépouillés, pensent ces chroniqueurs politiques, avant de s'asseoir. Rapidement, l'homme prend la parole.

"Bonsoir messieurs. Tout d'abord, permettez-moi de vous remercier d'avoir pris la peine de rester ici. Vous ne le savez peut-être pas encore, mais je vous apporte une nouvelle que l'on pourrait qualifier de scoop. Bien sûr, rien n'est encore vraiment certain à 100%, mais je viens d'être élu à la Présidence. Contre toute attente et contre les sondages que vous avez commandé, régulièrement, dans vos médias... Quoiqu'il en soit, la nouvelle sera officielle dans moins de deux heures. Je tenais, par cette courte conférence de presse, à vous remercier pour votre fidélité et votre constance.
Nous nous reverrons tout à l'heure, pour mon discours de victoire. Je compte sur vous pour garder cette entrevue secrète. Merci."

A peine le candidat a-t-il tourné les talons que les journalistes se regardent. Interloqués et interdits. Malgré des années passées en service politique, c'est à n'y rien comprendre. D'où tient-il ses informations? Comment peut-il gagner alors que l'on attend encore les résultats d'une dizaine d'Etats? Et pourquoi communiquer ainsi, sous embargo, sous le signe du secret?

Mardi 4 novembre 2008, 20 heures 02, le mystère Mc Cain vient de commencer.

jeudi 12 mars 2009

Monde alternatif #1.

La nouvelle vient d'être crachée sur le fil de l'Agence presse France (APF). L'ensemble de la rédaction, pourtant presque endrormie, est médusé. Les sondages ont encore eu tout faux. Je quitte mon bureau, abasourdi. Demain sera un autre jour.

Il est déjà 04 heures 30...

lundi 9 mars 2009

Tirer sa crampe.

samedi 7 mars 2009

Lettre de l'enfer #3.

"Ainsi, n'arrêteras-tu jamais !

Le temps passant, je m'étais convaincu que tu avais arrêté ton périple et rebroussé chemin. Il n'en est rien. Malheureusement. J'aurais dû prendre garde et me méfier. Car, je te voyais, chaque jour, arpenter les routes qui mènent vers cet endroit où je demeure depuis quelques mois, déjà. Je m'étais résigné à imaginer ta présence tel le mirage de l'oasis. Pour me rassurer peut-être. Pourtant, c'était vraiment toi. Toi sur cette route tantôt glissante, tantôt ardue. Toujours plongée entre pénombre et obscurité. Alors pourquoi avoir quitté cet ailleurs que tu savais lumineux pour venir jusque cet "ici" dont tu ignores tout et qui est à des années lumières de ce que tu peux bien imaginer ? Cette question reste pour le moins énigmatique.

Sache que je n'ai rien oublié de nos rires, de nos peines et de ce qui nous réunissait. Bien qu'étant à mon aise ici, je me rappelle, de temps à autres, ces veillées que nous partagions. Au bord de ce lac que nous aimions sans trop savoir pourquoi. Auprès de cette voie ferrée abandonnée mais chargée d'histoires. Tous ces lieux résonnent en moi, quelquefois. Soubresauts qu'ils sont de ce passé que je tente d'occulter. Pour mieux aller et avancer.
Finalement, nous cheminons chacun à même allure. Cependant, je reste persuadé que tu ne pourras jamais me rejoindre.

Je continue de te voir sans que tu ne puisses seulement m'apercevoir. Voici le drame de ton existence, à présent.

Pardonne-moi d'être ainsi avec toi."

dimanche 15 février 2009

Ailleurs #3.

"Je garde le cap. Voici les derniers mots que je t'ai adressé, il y a maintenant près de quatre mois. Depuis lors, je n'ai cessé de cheminer vers toi. Aller te chercher a été le moteur de ces semaines et ces jours passés. Et pourtant, je me sens si loin de toi. Trop loin de ce monde que tu me décris et où tu vis. Combien de fois m'est-il arrivé, au cours de ces pérégrinations, de me sentir proche du but. Toucher l'obscure porte menant vers toi. Mirage, éternel mirage de la recherche. J'ai été, de nombreuses fois, déçu de ne pas toucher au but.

C'est ainsi, quoiqu'il en soit. Je te sais loin, et paisible. En apparence, cependant. J'en reste persuadé.
Je continue la route, voici pourquoi je suis bref, ce soir.

Attend moi."