jeudi 14 août 2008

Palme pékinoise.

Impossible de passer à côté, ce matin. Un sourire sur un podium, en fond une Marseillaise qui fait chaud au cœur et une médaille couleur or. Alain Bernard, notre nageur national, a enfin obtenu un titre olympique, et en 100 mètres nage libre. S'il vous plaît.

Las des contre-performances, des pressions diverses, notre espoir antibois a fendu les vagues en devançant celui qui, hier, lui avait ravi son record du monde. Par esprit sportif, ou pas oubli, nous ne citerons pas ce compétiteur...

Nous pouvons être fiers de la performance du jeune nageur hexagonal, mais, au-delà de ce titre, que faut-il comprendre de cette actualité? Depuis quelques jours, en effet, les Jeux olympiques semblent ravir la Une de tous les médias. Etrange quand on creuse, un peu plus, les nouvelles. Secouez, secouez, et vous verrez le monde hors la trêve olympienne.

Aujourd'hui, hors de Pékin, la guerre se poursuit en Géorgie, tant et si bien que la diplomatie américaine commence à taper du poing sur la table. John Mc Cain amorce une remontée dans les sondages ( http://electoral-vote.com/ ). Un jeune homme de 23 ans dans le Val-d'Oise, lourdement handicapé, a mis fin à ses jours après avoir demandé l'aide, si ce n'est la compassion, du Président. L'évolution du produit intérieur brut, au deuxième trimestre, s'est établi à -0,3%.

Heureusement, alors, il reste les Jeux pour oublier un peu le monde. Mais jusqu'à quand?

mardi 12 août 2008

AF 6273.

Après quelques jours dans le Sud-Ouest, voici un retour à la normale, en région parisienne.

L'actualité poursuit son cours. Inébranlable. Les Jeux olympiques font la Une, comme la guerre en Géorgie. Visite du dalaï Lama en France, presque en catimini. Et puis les prix à la consommation qui baissent pour le mois de juillet. Au Gouvernement, on est donc optimiste. Pensez donc! Au moins un motif de satisfaction... A Hautmont, où une tornade a ravagé, la semaine dernière, de nombreux quartiers, "on veut tourner la page (...) et faire le deuil".

A Tbilissi, dans cette Géorgie lointaine, on se retranche, on panse ses plaies et on enterre ses morts. Les diplomates, pense-t-on, sont à pied d'œuvre pour mettre fin au conflit que la Russie a toutes les chances de remporter, tant ses forces militaires sont nombreuses. Presque trop facile.

Sortie de crise souhaitée, au plus vite.

samedi 9 août 2008

08.08.08

"On ne regarde jamais assez en hauteur"... dit-il en passant sous un balcon fleuri où traine un homme qui regarde marcher les gens dans la rue plongeant dans la nuit bordelaise.

mercredi 6 août 2008

Clap!

Tout le monde est d'accord pour adresser louanges et compliments à l'endroit du nouveau film d'animations des studios Pixar, Wall-E. Fable écolo lancée par le grand Disney, ce petit bijou sur chenille arpente les rues désertes d'un monde abandonné afin de poursuivre sa mission: compacter les ordures laissées par des humains désinvoltes et ingrats. Les journées se passent, les mois défilent, les années s'égrènent et on imagine les aventures de ce petit bonhomme de machine. Car Wall-E est un garçon. Seul au monde, accompagné d'un cafard ayant résisté à l'apocalypse, il passe ses journées à suivre son programme. Compacter, encore et encore. Et puis, tel Noé avec son arche, notre soldat vert s'est investi d'une tierce mission: collecter les vestiges de ce monde disparu et autres objets indispensables à sa survie. On trouvera donc, dans son antre, des briquets, un rumikub, des poupées. Bref, tout ce qui a été abandonné par l'Homme avant de fuire sur un vaisseau-ville vers cet espace coincé entre poubelle satellitaire et cosmos infini.

Tout se passe en silence pour le petit ouvrier jusqu'au jour où. Eh bien, jusqu'au jour où une autre machine, un autre robot, en fait, arrive sur Terre, avec fracas. Le début d'une autre histoire commence. En suivant, nous découvrirons donc ce qu'est devenu l'Homme. Ses nombreux travers, mais aussi de quoi espérer.

Wall-E demeure une fable positivement optimiste. Rien n'y est jamais acquis. A l'heure où tout demeure incertain dans notre monde contemporain, il reste des lueurs d'espoirs, des raisons d'espérer. Espérer ne pas sombrer comme dans ce long métrage. Dans la facilité et l'oisiveté. Et l'oubli de ce futur qui se profile et que l'on peut modeler. Pour être plus vert. Donc plus rose!

Autre fait marquant, aujourd'hui. Voici donc le centième billet de ce blog. Depuis son ouverture, plus de 1100 visites, venant de tous les continents. J'espère que l'évolution se poursuivra de la meilleure manière. Bonne visite et à très bientôt!

vendredi 1 août 2008

33 euros et l'addition.

Après avoir consommé, il faut bien passer à la caisse. Le trésorier n'attend pas. Pas plus que la mauvaise place de parking...



jeudi 31 juillet 2008

Renaissance.

Il suffit parfois de presque rien. Pour se sentir revivre et les pieds sur terre.

Après trois mois d'un long séjour en Ouest guyanais, après une arrivée, hier, mercredi 30 juillet, et une journée de récupération, me voici entier, sur mes pattes, en plein Paris.

Dans la masse, sous un soleil de plomb et un temps lourd, qu'il est bon de se trouver noyer en plein cœur de ville. Se laisser porter par ces paysages connus, ces rues, ces passants...

Et puis, l'après-midi aidant, on se laisse aller à visiter un endroit pourtant connu, mais pas en son sein. Saint-Eustache, son église jouxtant les Halles. Sur un air d'Ave Maria. Du Schubert pour admirer
Iesus Nazarenus Rex Iudæorum.

De retour. En pleine forme et heureux. La messe est dite.

jeudi 17 juillet 2008

Un homme. Un Leica.

jeudi 3 juillet 2008

Le sourire de la Liberté.

Quelque part, elle faisait partie d'une part de nos quotidiens. Depuis six années. Ou presque. A intervalle régulier, notre mémoire était rafraîchie. Tantôt en voyant le fils. Tantôt en voyant la fille. Sinon en écoutant plusieurs artistes chanteurs, engagés. Voire en se baladant dans les villes. Citoyenne d'honneur.

Aujourd'hui, en fin d'après-midi (en Guyane), RFi annonce la nouvelle dans la radio ouverte du bureau. Absorbé par le travail quotidien, l'oreille a bien entendu, mais l'esprit n'est pas certain du texte énoncé. Et puis, le journaliste répète. Ingrid Bétancourt est libre. Libérée, avec d'autres otages, par l'armée colombienne. Les forces loyales de ce pays dirigé par le président Uribe. Pourtant de nombreuses fois décrié. Et pourtant.

Ce soir, les télévisions diffusent un visage. Pourtant connu. Dans la douleur. En treillis, on voit une femme parler. La voici, libre, après six années de captivité. Le sourire aux lèvres. L'image paraît surréaliste. On y voit, sur cette image, tant de choses. A commencer par une liberté retrouvée, recouvrée. Et tous ces mots heureux, ces remerciements. La fin d'un calvaire.

Le début d'une seconde vie.

dimanche 22 juin 2008

De l'optimisme.

C'est l'histoire d'une route. Longue, pénible et plongée entre feu et obscurité. Deux errants la parcourent, inlassablement, depuis des semaines, des mois, voire des années. On les imagine étiques et noirs de cette cendre qui se fait consumer le monde. L'apocalypse aurait eu lieu, comme d'aucuns l'annoncent. Et pourtant, ce n'est pas la situation actuelle de ce monde. Quoique déserté et moribond.

Pourtant, dit-on, la vie, même sur un fil, est faite de rencontres et de promesses. "Si tu ne tiens pas les petites promesses, comment pourras-tu tenir les grandes?" En substance, voici l'interrogation principale du petit à l'endroit de son aîné. La question d'une vie.

Au final d'une œuvre noire, la beauté de la lumière reprend ses droits. Après une vague hésitation et un linceul. Mais, au vu de ce qui attend ce petit, ce n'est rien. Continuer à y penser, chaque jour. Porter le feu, toujours.

Et puis, revoir nager les rois des rivières, dans une eau claire, translucide et pleine de vie. Avant. Y aura-t-il de la place pour après?

mardi 17 juin 2008

Blanc couleur linceul.

"Tout est perdu, fort l'honneur". Cette maxime militaire, presque ancestrale, n'a jamais été aussi sportive qu'aujourd'hui, alors que notre équipe nationale s'enfonce dans cet Euro 2008 aux allures de Viêt Nam footballistique.

Ici, on crie, on éructe, on pleure presque. La fin est proche, comme dans une chanson de Sinatra.

Quelque part, dans cette grande maison, une réjouissance m'attend. La Route, de Cormac Mac Carthy. Tout simplement époustouflant, génial et grandiose. Epuré et simple. On y raconte la fin d'un monde. Celle du notre qui vient? A voir. Et à lire.

Ce soir, Zurich a une allure de "morne plaine". Plus qu'une défaite. Une déroute.